POLITIQUE
18/11/2013 05:18 EST | Actualisé 18/01/2014 05:12 EST

Rob Ford dépouillé de certains de ses pouvoirs et privilèges (VIDÉOS)

TORONTO - Le maire de Toronto, Rob Ford, a été dépouillé de certains de ses pouvoirs et privilèges par le conseil municipal, lundi, un geste comparé par le maire à l'invasion irakienne du Koweït et assimilé à une déclaration de guerre.

Les conseillers ont voté par une écrasante majorité pour réduire le budget de son bureau et réaffecter plusieurs de ses fonctions au maire adjoint.

Le débat extraordinaire enflammé sur la motion a donné lieu à des scènes chaotiques.

Alors que des cris étaient échangés entre M. Ford et des citoyens qui assistaient à la séance, le maire pris à partie a semblé vouloir en découdre avec un détracteur, mais a plutôt renversé une conseillère municipale.

L'incident a suscité de nouvelles excuses de la part du maire Ford, qui a été vu à un certain moment faisant des gestes illustrant la conduite en état d'ébriété à un conseiller ayant reçu un avertissement de la police à cet effet.

Ces incidents ont constitué un cadre bruyant au débat sans précédent sur les pouvoirs du maire.

Dénonçant ce qu'il a qualifié de «coup d'État», le maire Ford a fait valoir qu'il revenait aux électeurs de porter un jugement sur son mandat, et non aux conseillers.

«Vous venez d'attaquer le Koweït», a-t-il dit en référence à l'invasion de l'émirat par l'ancien président irakien Saddam Hussein.

«Écoutez-bien ce que je vous dis mes amis, il s'agira d'une guerre ouverte lors de la prochaine élection.»

Deux motions précédentes, adoptées vendredi, avaient retiré au maire Ford sa capacité de nommer des membres clés de comités, et d'exercer certains pouvoirs extraordinaires.

Le maire en disgrâce refuse obstinément de prendre un congé autorisé ou de démissionner depuis qu'il a admis avoir consommé du crack en état d'ébriété extrême il y a un an.

Plus tôt lundi, le maire Ford avait mis au défi le conseil municipal de déclencher des élections anticipées. Le premier magistrat a fait valoir que ce sont les électeurs qui devraient décider de son sort. Au micro de la station radiophonique AM640, lundi matin, il a suggéré la tenue d'une élection dans trois mois.

Les élections municipales à Toronto doivent avoir lieu le 17 octobre 2014.

Rob Ford a refusé de donner plus de détails sur cette proposition lorsqu'il est arrivé à son bureau de l'hôtel de ville, lundi.

Le maire a déjà brandi la menace d'une poursuite judiciaire contre les conseillers municipaux après que ces derniers eurent adopté, vendredi, les deux motions affaiblissant son autorité.

À quelques heures de la tenue du vote de lundi, le conseiller municipal Denzil Minnan-Wong a affirmé que lui et ses collègues ne se laisseraient pas intimider.

L'avocat de M. Ford, George Rust-D'Eye, a indiqué qu'il pourrait réclamer une injonction contre les décisions du conseil, mais a dit attendre encore les instructions.

Rob Ford a répété son intention de conserver ses pouvoirs de maire jusqu'à la fin de son mandat.

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