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10/11/2013 11:29 EST | Actualisé 10/01/2014 05:12 EST

Fin de l'émission hebdomadaire de Rob Ford

CP

Pour la première fois depuis plus d'un an, le maire de Toronto n'a pas animé son émission quotidienne sur les ondes d'une radio privée de la métropole. À la suite d'une semaine durant laquelle Rob Ford a accumulé les déboires, lui et la station auraient convenu de mettre un terme à la diffusion du programme.

Normalement, Rob Ford et son frère, le conseiller municipal Doug Ford, commentaient tous les dimanches l'actualité municipale et prenaient des appels du public.

La décision fait suite à l'admission par Rob Ford mardi d'avoir fumé du crack il y a environ un an.

Il a fait cet aveu quelques jours après que le chef de police eut révélé qu'il avait en sa possession des extraits vidéo correspondant à la vidéo décrite par le Staret Gawker.

Jeudi, une nouvelle vidéo a été rendue publique dans laquelle Rob Ford est apparu visiblement ivre et tenant des propos très violents.

Vendredi, dans un témoignage accordé à la CBC, un Torontois qui a servi d'intermédiaire pour tenter de vendre aux médias une vidéo montrant le maire en train de fumer du crack à raconté avoir été victime de menaces, dont certaines faites au nom du maire et de son bureau.

Maire teflon

Malgré tout, le premier magistrat de la Ville réussit à demeurer très populaire, notamment dans la banlieue torontoise d'Etobicoke où il réside.

Un sondage publié mercredi par Forum Research a démontré que le taux de popularité du maire demeure presque inchangé depuis le début du scandale, se maintenant autour 44%. Le président de cet institut de sondage, Lorne Boznioff a même estimé que si Rob Ford acceptait de faire une cure de désintoxication, sa popularité pourrait augmenter de 6 % à 8 %.

Affaire de cœur

Aux dires du spécialiste en marketing, Éric Blais, l'affection vouée à Rob Ford par ses partisans n'a rien de rationnel. À son avis, certains citoyens l'appuieront jusqu'à la fin, car même s'ils voient en lui quelqu'un qui a un problème, ils considèrent surtout le maire comme un antipoliticien.

Appui électoral

La grande question consiste à se demander si cet appui sera suffisant pour remporter les prochaines élections municipales de 2014.

Rob Ford aurait déjà perdu plusieurs bailleurs de fonds et une partie de son équipe électorale à la suite des scandales qui ont marqué son mandat.

Il n'empêche que pour le politologue Peter Graeffe, le pari n'a rien d'impossible. Il estime que le maire pourrait mener une campagne sans une grande équipe et avec un budget limité, car il profite déjà d'une grande visibilité médiatique.

Paradoxalement aux résultats de l'enquête de Forum Research, environ 60 % des répondants du sondage demandent la démission du maire.

L'échantillon de l'enquête téléphonique était de 1032 Torontois. La marge d'erreur est de plus ou moins 3 %, 19 fois sur 20.

Avec les informations de Alex Boissonneault

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