Le déficit du Québec atteignait 2,3 milliards $ en juillet

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MONTRÉAL - Pauline Marois a martelé samedi que son gouvernement était «le premier en dix ans à contrôler ses dépenses», mais le nouveau bilan du ministère des Finances montre que celles-ci sont en hausse et que le déficit se creuse.

En date du 31 juillet, le déficit atteignait 2,3 milliards $, selon le rapport mensuel des opérations financières rendu public vendredi. Au mois de septembre 2012, il était de 1,8 milliard $.

La première ministre et son équipe économique — le ministre des Finances, Nicolas Marceau, et le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard en tête — avaient fait de l'atteinte du déficit zéro un véritable mantra depuis que le PQ a été porté au pouvoir, le 4 septembre dernier.

Au cours des dernières semaines, conscients de l'évolution défavorable de la situation économique, ils ont multiplié les signes à l'effet que l'objectif ne serait vraisemblablement pas atteint.

En marge du conseil national, qui se déroule à Montréal sous le thème «Faisons du Québec un pays riche», M. Bédard a reconnu que le fossé entre les revenus et les dépenses était bien réel.

«On ne veut pas avoir de lunettes roses et dire qu'on va rattraper l'écart dans les prochains mois. Je pense qu'il faut être réaliste, a-t-il déclaré. Alors ce qu'on dit au Québécois tout de suite, c'est que nous, on va maintenir nos cibles de dépenses et qu'on va prendre des mesures (…) pour stimuler les revenus», a-t-il poursuivi.

Les revenus ne sont effectivement pas au rendez-vous tel qu'escompté, a aussi fait remarquer le ministre Marceau.

«L'inflation au Québec est vraiment anémique. Ça fait en sorte que nos revenus de taxe de vente, nos revenus à l'impôt des sociétés, ça, c'est vraiment moins bon. Il y a un enjeu là. Un gros enjeu», a-t-il expliqué.

Et si, dans les quatre premiers mois de l'année financière, les dépenses dans les programmes ont bondi de 4,3 pour cent, Québec a malgré tout la situation «sous contrôle» a assuré M. Marceau.

Les variations les plus importantes sur le plan des dépenses «proviennent des missions Santé et services sociaux (303 millions $), et l'Éducation et culture (445 millions $ tout en tenant compte du versement des subventions conditionnelles de 242 millions $ octroyées aux universités», peut-on lire dans le document du ministère des Finances.

Stéphane Bédard a insisté sur le fait qu'il n'était pas question, pour le gouvernement Marois, de se mettre à sabrer dans les programmes pour rétablir l'équilibre budgétaire.

Il n'y aura pas de coupures «au niveau des services publics», a-t-il affirmé.

En mars 2013, en présentant sa mise à jour économique, le ministre Marceau avait prévu que l'équilibre budgétaire serait atteint en 2013-2014.

Il doit présenter une nouvelle mise à jour économique et financière à la fin du mois de novembre et dire, à ce moment, s'il reporte l'objectif de l'atteinte du déficit zéro si cher au gouvernement péquiste.

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