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Accrochage entre Coderre et Labeaume à propos des régimes de retraite des employés municipaux

04/11/2013 02:32 EST | Actualisé 04/01/2014 05:12 EST
PC

La question du renflouement des régimes de retraite des employés municipaux est déjà à l'origine d'un accrochage entre les maires nouvellement élus de Montréal et de Québec.

Le maire élu de Montréal, Denis Coderre, a réitéré lundi que bien qu'il souhaitait s'assoir à la table avec son homologue Régis Labeaume, il voulait faire les choses différemment.

« Régis a besoin de se calmer [...] Je n'ai pas l'intention de négocier publiquement à coups de poing sur la table », a déclaré M. Coderre à Radio-Canada.

« Le power trip commence de bonne heure! » a rétorqué le maire Labeaume.

Dans l'euphorie de la victoire, le nouveau maire n'aurait pas répondu au téléphone lorsque Régis Labeaume a tenté de le joindre huit fois. « À matin, le premier ministre m'appelle, les chefs de partis, le maire de Bordeaux, pis je ne suis pas capable de rejoindre le maire de Montréal! C'est quoi cette affaire-là! », a ajouté le maire de Québec.

Les deux élus ont rapidement minimisé l'importance de l'incident.

Selon l'attaché de presse de M. Labeaume, Paul Christian Nolin, les deux maires se sont parlé en milieu de journée. En point de presse, Denis Coderre a décrit cet échange comme « des peccadilles », affirmant que lui et M. Labeaume s'étaient reparlé et en avaient ri. « Je lui ai dit que le Canadien allait gagner le premier match contre les Nordiques », a lancé M. Coderre. 

L'UMQ sonne l'alarme

Les régimes de retraite des employés municipaux doivent être renégociés au plus vite, a pour sa part plaidé  l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

L'UMQ estime que les maires nouvellement élus des grandes villes doivent se rencontrer pour faire le point sur le dossier. « L'UMQ a sonné l'alarme sur ce dossier il y a plus de deux ans. Le déficit des régimes de retraite des employés municipaux est un enjeu majeur, notamment pour les grandes villes du Québec », déclare par communiqué son président, le maire de Rimouski, Éric Forest.

Durant la campagne électorale, Régis Labeaume a renoncé à demander le droit de lock-out pour les villes qui ne s'entendent pas avec leurs employés.

De plus, le maire se rallie à la proposition de la CAQ. Il souhaite maintenant laisser un an à la négociation, après quoi les municipalités auraient le droit d'imposer leurs conditions pour régler les déficit des caisses de retraite.

Une position plus modérée qui converge avec le point de vue de l'UMQ. « C'est de dire... d'envisager la meilleure dernière offre. La partie patronale dépose une offre, la partie syndicale également, et un comité arbitraire trancherait », a affirmé à Radio-Canada Éric Forest.

Le déficit actuariel des régimes de retraite des municipalités atteint 4,8 milliards de dollars. À Montréal, il est de 2,5 milliards de dollars, tandis qu'il s'élève à 624 millions à Québec, selon l'évaluation qu'en fait la Ville.

Avec un reportage de Pascal Poinlane

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