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02/11/2013 02:47 EDT | Actualisé 02/01/2014 05:12 EST

Mali: Les deux journalistes français enlevés sont retrouvés morts

AFP

Les deux journalistes français de RFI enlevés au Mali ont été retrouvés morts, a annoncé samedi le ministère français des Affaires étrangères.

"Claude Verlon et Ghislaine Dupont, journalistes à RFI ont été retrouvés morts au Mali", a déclaré le ministère dans un communiqué. "Ils avaient été enlevés à Kidal par un groupe armé" et "les services de l'Etat français, en lien avec les autorités maliennes, mettent tout en oeuvre pour que la lumière soit faite le plus rapidement possible sur les circonstances de leur décès", a ajouté le Quai d'Orsay dans son communiqué.

Ces deux journalistes quittaient le domicile d'Ambeiry AG Ghissa, leader du MNLA (Mouvement national pour la libération de l'Azawad), sur lequel ils préparaient un reportage.

RFI raconte en détails le rapt:

"Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été enlevés devant le domicile d'Ambéry Ag Rissa, un éminent représentant du MNLA de Kidal. Ambéry Ag Rissa a entendu un bruit suspect dans la rue, des coups de crosse portés contre le véhicule de nos reporters.

Il a alors entrouvert sa porte et a vu les ravisseurs embarquer nos deux journalistes dans un véhicule 4x4 beige. Les ravisseurs l'ont menacé de leurs armes et l'ont sommé de rentrer chez lui. C'est la dernière fois que nos journalistes ont été vus."

Kidal, berceau du MNLA

Kidal, ville située à plus de 1500 km au nord-est de Bamako, près de la frontière avec l'Algérie, est le berceau de la communauté touareg et de sa rébellion du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA).

Ghislaine Dupont, journaliste expérimentée spécialiste de l'Afrique à RFI depuis des annés, était déjà venue faire des reportages dans cette ville lors de la présidentielle de juillet-août au Mali. Elle avait quitté Bamako pour Kidal mardi, en vue d'émissions spéciales sur le Mali devant passer sur RFI les 7 et 8 novembre.

Après ces décès, François Hollande a exprimé samedi soir dans un communiqué son "indignation" et a annoncé qu'il réunira dimanche matin les concernés "pour établir précisément les conditions de ces assassinats".

La compagne du président, Valérie Trierweiler, ainsi que plusieurs personnalités politiques n'ont pas tardé à réagir sur Twitter:

» Découvrez les réactions des politiques dans notre diaporama ci-dessous :

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