NOUVELLES

Vivre ensemble en français, le défi de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys

31/10/2013 07:47 EDT | Actualisé 31/12/2013 05:12 EST

À la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, 62 % des élèves ont une langue maternelle autre que le français. C'est ce qui a motivé, il y a un an, une consultation auprès des parents, élèves, professeurs et membres du personnel de l'éducation, pour réfléchir aux moyens de mieux intégrer les élèves qui vivent à cheval entre plusieurs cultures.

La commission scolaire vient de dévoiler sa vision du « Vivre ensemble en français ».

L'organisme Vision diversité se promène depuis un an dans les écoles pour aider les élèves de toutes origines à découvrir des repères communs qui ne se limitent pas à la langue française.

« La découverte de quartiers, notre architecture, nos lieux sont des repères. Des grands noms d'écrivains, d'artistes, qu'ils soient de souche ou qu'ils soient venus d'ailleurs. Qui sont nos bâtisseurs? Donc, on crée des projets de façon à ce qu'ils s'identifient à tout ça », explique la présidente de Vision diversité, Aïda Kamar.

Michel Venne, de l'Institut du Nouveau Monde, a identifié plusieurs défis pour la commission scolaire. « Sur la transmission, par exemple, de ce qu'est la culture québécoise, le sentiment d'appartenance, le soutien au personnel dans les transformations qu'on vit, au sein de la clientèle étudiante », énumère-t-il.

La commission scolaire Marguerite-Bourgeoys a créé un centre de recherche qui donnera des outils aux professeurs qui, eux aussi parfois, viennent d'ailleurs.

Rachida Azdouz, de l'Université de Montréal, en sera la directrice scientifique. « La préparation à gérer une classe dans un contexte nord-américain, québécois. Des stratégies pédagogiques différentes, c'est ça le véritable besoin », résume-t-elle.

Les recherches porteront sur l'inclusion sous tous ses angles : linguistique, scolaire, social et culturel.

D'après le reportage de Myriam Fimbry

PLUS:rc