Manger seul favorise de mauvaises habitudes alimentaires

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MANGER SEUL
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Les bons compagnons font les bonnes habitudes. Tel est en substance ce que l'on peut retenir de cette étude britannique dont de nouveaux résultats ont été récemment publiés.

Lorsque l'on mange seul, nous apprend-elle, on se nourrit moins bien. Cette corrélation, qui témoigne de l'impact de la solitude et l'isolation sur la santé, serait d'autant plus vraie pour les personnes qui ont dépassé la cinquantaine.

Vaste enquête

À l'origine, c'est une grande enquête (EPIC Norfolk) sur les habitudes de vie de près de 25.000 personnes âgées d'entre 40 et 80 ans dans divers pays d'Europe qui a permis à des chercheurs britanniques de mettre en avant ce lien de cause à effet.

Depuis 1993, ils scrutent l'évolution du régime alimentaire des participants, mais aussi d'autres facteurs liés à l'apparition de maladies chroniques comme le cancer ou le diabète.

Les chercheurs avaient d'ailleurs d'ores et déjà pu se rendre compte que les personnes qui consommaient plus de légumes ou de nourriture à base de végétaux que la moyenne diminuaient de 13% leur risque de développer un diabète de type 2.

Solitude = moins bonne alimentation

Le problème, c'est que nos habitudes alimentaires changent au cours d'une vie et sont notamment influencées par notre entourage, enfants, parents ou conjoint. De ce point de vue, l'étude a remarqué que les hommes vivant seuls et les personnes socialement isolées étaient aussi celles qui avaient le régime alimentaire le moins varié.

Mais avec près d'une personne âgée de 75 ans et plus sur deux qui vit seul, les personnes âgées seraient, de fait, les principaux concernés.

"Pour être un peu plus optimiste, ces résultats suggèrent surtout qu'en renforçant le lien social on peut améliorer la santé des personnes" remarque la chercheuse Annalijn Conkling. Le meilleur moyen de se faire du bien? Vivre en couple. Passé 50 ans, les personnes étudiées qui vivaient seules mangeaient en moyenne 2,3 fruits et légumes en moins que les autres.

Bonjour tristesse

Tout semble d'ailleurs indiquer que le chagrin alourdit le poids des mauvaises habitudes puisque les veufs et veuves vivant seul(e)s mangeaient 1,3 fruits et légumes en moins que ceux qui vivaient seuls, sans pour autant avoir perdu leur conjoint. À l'inverse, lorsque ces veufs et veuves avaient refait leur vie avec quelqu'un d'autre, ils consommaient autant de produits végétaux que les autres.

"Nos résultats soulignent la nécessité d'augmenter le champs des possibles en matière de relations sociales, lesquelles, entre autres, encourage un meilleur régime alimentaire," analyse la chercheuse. La convivialité et la commensalité ont encore de beaux jours devant elles.

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