DIVERTISSEMENT

Une version latino du Grand Continental de Sylvain Émard à Montréal (VIDÉO/ENTREVUE)

31/10/2013 10:13 EDT | Actualisé 31/12/2013 05:12 EST

Le 4 novembre prochain, El Gran Continental réunira 40 personnalités du monde des arts et des affaires, dans le cadre de la troisième édition de l’événement-bénéfice dirigé par Sylvain Émard Danse.

Lancé au Festival TransAmériques (FTA) en 2009 et présenté depuis à Mexico, New York, Philadelphie, Portland et Ottawa, l’événement misant sur la danse en ligne et la danse contemporaine a fait bouger plus de 1000 danseurs amateurs, devant près de 70 000 spectateurs.

La nouvelle version montréalaise, constituée de mouvements de salsa, de cumbia et de danzón, sera dansée par de nombreux artistes tels que Sophie Cadieux, Marie Turgeon, Anne-Marie Cadieux, Julie McClemens, Lorraine Pintal, Diane Lavallée, Danielle Proulx et Catherine Pogonat, ainsi qu’un groupe d’hommes et de femmes du milieu des affaires.

Investi dans le projet depuis le début, le chorégraphie Sylvain Émard semble loin de se lasser. «J’ai encore beaucoup de plaisir et je dois dire que c’est difficile de ne pas être sensible à ce qui se passe avec des personnes qui découvrent la danse et qui apprennent à danser ensemble pour la première fois. C’est une expérience hyper enrichissante. Je pensais que je présenterais le Grand Continental une seule fois à Montréal, tellement c’est gros et que ça n’a pas de bon sens à organiser, mais le projet est en demande partout.»

Participant au Grand Continental pour la deuxième année consécutive, Anne-Marie Cadieux parle carrément d’un projet aux effets thérapeutiques. «Ça me fait du bien de venir ici ! C’est rare qu’on se retrouve en communauté et qu’on puisse tisser des liens d’amitié avec des gens qu’on ne rencontre pas normalement. Au début, tu penses juste à toi, puis tu réalises que tu dois suivre tes partenaires, parce que ça paraît vraiment si tu trompes, à moins de faire semblant que tu as un solo…»

Malgré ses horaires chargés, la comédienne s’arrange pour faire de l’espace dans son agenda pour le Grand Continental, qui lui permet de réaliser un rêve de petite fille. «Quand j’étais enfant, ma sœur suivait des cours de ballet sans aimer ça et j’allais à mes cours de piano sans aimer ça non plus. Je demandais à ma mère de m’envoyer, moi, au ballet, mais elle ne voulait pas. Je lui en ai toujours voulu », dit-elle un sourire en coin. « J’ai toujours adoré l’atmosphère d’une salle de danse et je me reprends aujourd’hui.»

Disant ressentir chez tous les danseurs qu’il dirige une envie d’apprivoiser l’art de manière ludique, Sylvain Émard remarque une approche de travail différente, selon le pays où il se trouve. «Au Québec, les gens arrivent et repartent à l’heure, car ils sont occupés et ils ont besoin d’être efficaces. Au Mexique, ils arrivent, ils discutent, et quand la répétition débute, ça ne finit plus. Je remarque aussi que les Québécois dansent d’abord dans leur tête avant d’intégrer les mouvements dans le corps, alors qu’avec les Mexicains, ça rentre dans le corps en premier, ils comprennent et nettoient le mouvement ensuite.»

Le public est invité à assister au mini-spectacle d’El Gran Continenal le 4 novembre, à 20h, au Circuit-Est centre chorégraphique, au 2022, rue Sherbrooke Est. Billets disponible via le site Internet: http://event.sylvainemard.com

Pour suivre l’événement ou le commenter sur Twitter : #ElGranMTL

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