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Un autre membre influent des Frères musulmans arrêté

30/10/2013 12:37 EDT | Actualisé 30/12/2013 05:12 EST

Les autorités égyptiennes ont arrêté un des derniers dirigeants des Frères musulmans encore en liberté, nouvel épisode de la répression menée par le gouvernement contre les islamistes, et la police a dispersé quelques heures plus tard une manifestation à l'université Al-Azhar.

Ancien porte-parole des Frères musulmans, Essam el Erian était vice-président du Parti Liberté et Justice (PLJ), fondé par la confrérie après la chute d'Hosni Moubarak en 2011.

Il a été appréhendé dans une résidence du quartier périphérique du Nouveau Caire où il se cachait depuis la dispersion meurtrière, en août, des campements établis dans la capitale par les partisans du président Mohamed Morsi, déchu par l'armée le 3 juillet.

« Il a été arrêté et des détails seront bientôt donnés », a-t-on dit au ministère de l'Intérieur.

La presse a publié une photo décrite comme prise au moment de son arrestation et montrant Erian souriant debout à côté d'un lit avec deux duvets.

Depuis l'éviction de Mohamed Morsi, lui-même issu des Frères musulmans, prononcée par le général Abdel Fattah al Sissi, chef d'état-major des forces armées, les autorités ont multiplié les arrestations de responsables islamistes. La plupart ont été inculpés d'incitation à la violence contre des manifestants sous la présidence Morsi, notamment en décembre 2012 devant le palais présidentiel.

Essam el Erian devrait d'ailleurs rejoindre le chef de l'Etat déchu et onze autres dirigeants de la confrérie sur le banc des accusés à l'ouverture de leur procès, lundi prochain.

Un autre procès, celui de Mohamed Badie, guide suprême des Frères musulmans, et de ses adjoints Khaïrat al Chater et Rachad Bayoumi, a été ajourné mardi en raison de la « gêne » que la procédure inspire au tribunal.

La grogne persiste

Mercredi, au Caire, des étudiants de l'université Al Azhar, haut lieu du sunnisme, ont de nouveau manifesté, après des semaines de rassemblement de soutien à Mohamed Morsi, et le recteur a dû appeler la police sur le campus pour « protéger les âmes et les propriétés ».

Les Frères musulmans ont été interdits par la justice au mois de septembre et leurs avoirs financiers saisis, le gouvernement affirmant que l'organisation incitait à la violence et au terrorisme.

Un millier de personnes, en grande majorité des manifestants islamistes mais aussi une centaine de membres des forces de sécurité, sont mortes dans les violences consécutives à la mise à l'écart de Mohamed Morsi, premier président égyptien démocratiquement élu.

Reuters

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