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Les Frères musulmans toujours sous pression

30/10/2013 02:29 EDT | Actualisé 29/12/2013 05:12 EST

Les autorités égyptiennes ont procédé à l'arrestation d'un chef de file des Frères musulmans, Essam El-Arian, nouvel épisode de la répression menée par le gouvernement contre les islamistes, indique une source au ministère de l'Intérieur, mercredi.

« Oui, il a été arrêté et des précisions seront bientôt rendues publiques », a dit cette source.

Erian, vice-président du Parti liberté et justice (PLJ), émanation de la confrérie, a été appréhendé dans une résidence du quartier du Nouveau Caire où il se cachait, précise l'agence de presse MENA.

La presse locale a publié une photo décrite comme prise au moment de son arrestation et montrant Erian souriant debout à côté d'un lit avec deux duvets.

La confrérie a été interdite par la justice au mois de septembre et ses avoirs financiers ont été saisis, le gouvernement affirmant que l'organisation incitait à la violence et au terrorisme.

L'Égypte, entre révolution populaire et pouvoir militaire

Procès ajourné

Le procès de Mohamed Badie, le leader des Frères musulmans égyptiens, et de ses adjoints Kaïrat Al-Chater et Rachad Bayoumi, a été ajourné, mardi, en raison de la « gêne » qu'il inspire au tribunal.

Le juge Mohamed Amin Fahmi Al-Karmouti, qui l'a annoncé à l'ouverture des audiences, a remis l'affaire à une autre juridiction.

Le procès entre dans le cadre de la campagne de répression menée contre la confrérie depuis le 3 juillet, date à laquelle le président Mohamed Morsi, qui en est issu, a été déposé par l'armée.

Plusieurs centaines de ses partisans ont été tués et 2000 autres ont été arrêtés, dont Mohamed Morsi lui-même.

Mohamed Badie et ses adjoints sont poursuivis pour incitation au meurtre dans le cadre de l'enquête sur les affrontements qui ont fait neuf morts et 91 blessés, le 30 juin, aux abords du siège cairote de la confrérie.

Des centaines de milliers d'Égyptiens étaient alors descendus dans les rues pour réclamer la démission de Mohamed Morsi.

« La Cour a décidé [...] de se décharger de l'affaire en raison de sa gêne », a déclaré, mardi, le juge Mohamed Amin Fahmi Al-Karmouti, sans autres explications.

Aucun des prévenus n'a assisté à l'audience. Le magistrat a invité le parquet à demander au ministre de la Justice de s'assurer de leur présence lors de la prochaine audience.

Mohamed Morsi, premier chef de l'État démocratiquement élu en Égypte, doit quant à lui comparaître lundi. Il est également poursuivi pour incitation au meurtre.

Reuters

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