POLITIQUE

Démission de Robert Zambito : l'intégrité de l'Équipe Coderre questionnée

30/10/2013 10:42 EDT | Actualisé 30/12/2013 05:12 EST
Radio-Canada

La démission du candidat de l'Équipe Coderre dans Saint-Léonard, Robert Zambito, soulève beaucoup de réactions de la part des adversaires de Denis Coderre, qui l'accusent de vouloir recycler l'ancien régime à l'Hôtel de Ville de Montréal.

Mardi, Radio-Canada révélait que Robert Zambito aurait, sous l'ancienne administration de Gérald Tremblay, offert de l'argent à deux reprises à un autre conseiller de son parti, Bernard Blanchet, pour obtenir une réduction sur le prix d'un terrain appartenant à la Ville de Montréal.

Cette histoire de pots-de-vin fait bien entendu les choux gras des adversaires politiques d'Équipe Coderre, qui remettent en question son intégrité.

Denis Coderre affirme depuis le début de la campagne avoir mis en place un système pour sélectionner les bons des mauvais candidats. Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, s'en est moqué.

La candidate à la mairie, Mélanie Joly, associe elle aussi Denis Coderre à Union Montréal, l'ancien parti de Gérald Tremblay. Elle rappelle que des perquisitions ont eu lieu dans les bureaux de l'arrondissement Saint-Léonard, là où Robert Zambito était conseiller.

Le chef de Coalition Montréal, Marcel Côté, affirme pour sa part que cette association entre l'Hôtel de Ville de Montréal et la corruption a assez duré. Il croit que les nouvelles révélations sur Robert Zambito sont graves.

Lors d'un face à face avec Denis Coderre sur les ondes de LCN, mardi soir, Marcel Côté a voulu souligner le courage de Bernard Blanchet, le conseiller qui se serait vu offrir ces pots-de-vin, qui a dénoncé Robert Zambito.

Barnard Blanchet est aujourd'hui candidat dans l'équipe de Marcel Côté.

Par contre, Richard Bergeron n'est pas du même avis. Il a déclaré ne pas comprendre comment M. Blanchet a pu accepter de continuer à siéger avec Robert Zambito au sein d'Union Montréal après cet épisode.

Ils faisaient tous les deux parties de l'ancienne formation politique de Gérald Tremblay, rappelle Richard Bergeron, qui a jouté que Bernard Blanchet s'occupait de la discipline du parti à l'époque.

Coderre affirme avoir fait ce qu'il fallait

De son côté, le chef d'Équipe Coderre assure qu'il a réclamé la démission de M. Zambito dès qu'il a appris que son candidat était l'objet d'une enquête policière.

Rappelant que Robert Zambito avait droit à la présomption d'innocence et qu'il ne s'agit pour l'instant que d'accusations, Denis Coderre explique ne pas avoir voulu prendre de risque et qu'il s'en tient à sa politique de tolérance zéro en matière d'intégrité de ses candidats.

Cette affaire qui survient à cinq jours de l'élection pourrait revenir hanter le parti de Denis Coderre encore un bon moment.

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