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Bellew promet des étincelles

30/10/2013 11:34 EDT | Actualisé 30/12/2013 05:12 EST

La Ville de Québec se prépare à une deuxième soirée en compagnie d'un visiteur venu de Liverpool, en Angleterre. Après Paul McCartney, Tony Bellew promet d'en mettre plein la vue à Adonis Stevenson et aux amateurs de boxe de la Vieille Capitale.

Joint chez lui au terme d'une autre journée marquée de trois sessions d'entraînement, Bellew se dit en grand forme à un mois de l'affrontement attendu du 30 novembre pour le titre WBC des mi-lourds.

« L'entraînement se passe très bien. Je fais des rounds avec l'un des meilleurs gauchers disponibles en Europe », lance d'abord Bellew en évitant d'identifier son partenaire.

Mais les bons gauchers ne sont pas légion au pays de Bellew. Une petite recherche donne à penser que cette arme secrète a peut-être pour nom Brian McGee ou James DeGale. Ce dernier présente une fiche de 16-1, 11 K.-O. et est présentement classé 9e au monde selon le site boxrec.com.

Bellew dit qu'il est toujours prêt à y mettre les efforts nécessaires pour atteindre ses objectifs. « Je travaille toujours très fort. Je possède une bonne éthique de travail. C'est ma marque de commerce. Je ne suis peut-être pas le plus talentueux ni le meilleur boxeur, mais je suis toujours prêt à en donner plus. »

Bellew se dit en avance dans sa préparation. « Je me suis soumis à la pesée requise par le WBC à un mois du combat et je n'ai plus que sept livres à perdre. Je suis très content de ce que j'ai accompli. »

À l'aise sans pression

L'idée de se retrouver dans la peau du négligé sourit à Bellew, qui y voit une source de motivation. « Je suis habitué d'être le favori de la foule ici. Je vis avec la pression de gagner. Pour la première fois depuis longtemps, je débarque en terrain adverse. Ça me plaît. Je n'ai aucune pression. Tout le monde s'attend à ce que je me fasse démolir ou à ce que le combat ne dépasse pas trois ou quatre rounds. Mais je compte renverser les choses le 30 novembre. Ce sera le jour de l'arrivée de Tony Bellew sur la scène mondiale. »

Le Britannique dit avoir beaucoup appris de sa première expérience en combat de championnat du monde face à Nathan Cleverly en octobre 2011. C'était pour la ceinture WBO des mi-lourds.

« Contrairement à la fois précédente, je me perçois maintenant comme un champion du monde sans ceinture. Je crois avoir gagné ce soir-là. J'ai appris à ne pas trop en faire à l'entraînement. J'avais trop laissé d'énergie en préparation et j'en avais fait une affaire personnelle. Le soir du combat, j'ai manqué de jus. Mais la défaite fut une bonne chose, sinon j'aurais poursuivi dans la même veine et j'aurais couru à ma perte. »

Stratégie à revoir

Interrogé sur son approche pour tenir à tête à Stevenson, Bellew opte pour la patience.

« Adonis n'ouvre pas la machine. Il attend sa chance et il bondit comme un fauve sans retenue. Il essaie alors d'en finir. C'est une belle qualité, mais ça peut jouer contre lui. Par contre, s'il atteint la cible, il touche le gros lot chaque fois tellement il est puissant. »

Après les fleurs, Bellew avait aussi un pot en réserve. « Mais il a aussi ses faiblesses. Sugar Hill est un formidable entraîneur et c'est lui qui fait les devoirs pour m'étudier et m'analyser. Il me voue plus de respect que Stevenson qui surfe sur une vague en ce moment, mais la suite est un territoire inconnu pour lui. »

Jamais un boxeur n'admettra qu'il a peur. Bellew ne fait pas exception. Il reconnaît toutefois que la ligne est mince entre la peur et la concentration.

« Les deux sont très semblables. Quand vous avez peur, vous vous effondrez. Mais en restant concentré, vous pouvez vous en servir contre l'adversaire. Je compte rester bien calme et je serai champion mondial le 30 novembre. »

Bellew a ensuite parlé de sa force mentale et de ses qualités de boxeur. « Je sais me battre de plusieurs manières. J'ai montré que je savais me relever après avoir été au tapis. Je peux gagner au corps à corps. J'ai résisté après des coupures. Je suis durable. Adonis a simplement écrasé tout le monde. Ça montre qu'il est très fort. Mais il devra faire un jour preuve de caractère comme je l'ai fait depuis le début de ma carrière. Saura-t-il se relever s'il va à terre? Et aura-t-il encore des forces dans les rounds de championnat (10e 11e et 12e)? »

Québec comme Liverpool

Ayant eu droit à un rapide coup d'œil sur la ville de Québec au cours de son bref passage pour un point de presse le 17 octobre dernier, Bellew s'est dit charmé par l'endroit qui lui rappelle sa propre ville de Liverpool. Bellew s'est même lié d'amitié avec le maire Régis Labeaume.

« C'est homme est plein d'humour. Il m'a dit que j'étais dans la plus belle ville au monde. Je lui ai répondu que la plus belle ville était Liverpool, lieu de naissance des Beatles. Je lui ai promis de l'inviter pour ma première défense à Liverpool pour une plus grande fête que celle qu'il m'a promise pour la fin novembre. »

Bellew sait qu'en dépit des charmes de Québec, il y sera en terre hostile. Il y a beaucoup d'histoire entourant cette ville. Je suis prêt à en écrire une autre page le 30 novembre », a conclu l'aspirant obligatoire.

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