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Sahel : des otages libérés après trois ans de captivité

29/10/2013 04:59 EDT | Actualisé 28/12/2013 05:12 EST

Les quatre otages français détenus au Sahel depuis plus de trois ans ont été libérés mardi à l'issue d'une opération menée par les autorités nigériennes et seront de retour à Paris mercredi en fin de matinée, a déclaré à Niamey le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Féret avaient été enlevés par le groupe Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) le 16 septembre 2010 sur un site d'extraction d'uranium d'Areva à Arlit, au Niger.

« Je veux vous annoncer une heureuse nouvelle. Je viens d'apprendre par le président du Niger que nos quatre otages, ceux que l'on appelle les otages d'Arlit, viennent d'être libérés », a déclaré le président français François Hollande, en visite en Slovaquie.

« Je veux exprimer toute ma gratitude au président du Niger qui a réussi à obtenir la libération de nos compatriotes », a-t-il ajouté dans une allocution à l'ambassade de France.

L'Elysée s'est refusée à préciser la manière dont les otages avaient été libérés, et notamment s'il y a eu une opération militaire des forces nigériennes.

A Niamey, pressé par des journalistes de dire où avait eu lieu la libération, le président nigérien Mahamadou Issoufou a déclaré que les otages se trouvaient dans le nord du Mali. « Nous sommes parvenus à les ramener au Niger », a-t-il déclaré à la presse.

Enfin en sécurité

Le chef de la diplomatie française et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sont arrivés mardi soir à Niamey et les ont pris en charge à l'aéroport de Niamey.

« Demain matin, vers la fin de la matinée, on sera a Paris avec eux », a déclaré Laurent Fabius sur BFM TV.

« Ils sont en bonne forme, c'est ça qui est essentiel », a-t-il ajouté en précisant qu'il n'y avait pas eu de rançon et que les otages avaient vécu au Niger et au Mali dans des
conditions très éprouvantes.

Les quatre Français faisaient partie d'un groupe de sept personnes, dont cinq Français, pour la plupart des collaborateurs des groupes Areva et Satom, une filiale de Vinci.

Trois captifs - une femme, Françoise Larribe, épouse de Daniel Larribe, un ressortissant malgache et un Togolais - ont depuis été libérés.

Reuters

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