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Matthew McConaughey voulait réinventer sa carrière avec le film de Vallée

29/10/2013 01:02 EDT | Actualisé 29/12/2013 05:12 EST
AP

TORONTO - Selon le réalisateur québécois Jean-Marc Vallée, Matthew McConaughey s'était donné la mission de réinventer sa carrière grâce à son rôle de Ron Woodroof, un patient atteint du sida, dans son film «Dallas Buyers Club».

Au dernier Festival du film de Toronto, le cinéaste a confié avoir parfois oublié de crier «coupez!» tellement il était ému par la performance de l'acteur.

Les critiques semblent avoir également été éblouis par le jeu de McConaughey, qui interprète un électricien hétérosexuel infecté par le VIH. Déçu du traitement administré par son médecin, il commence à faire la contrebande de médicaments illégaux en provenance du Mexique, qu'il consomme lui-même en plus de les vendre à d'autres.

L'acteur de «A Time to Kill» («Non coupable») est quasi méconnaissable dans le rôle et sa stupéfiante perte de poids a beaucoup fait parler, mais McConaughey affirme que c'est en lisant le journal du véritable Woodroof qu'il a pu véritablement cerner le personnage.

Le film, qui met en vedette Jennifer Garner dans la peau d'un médecin plein d'empathie et Jared Leto dans le rôle d'une «drag queen» qui se lance en affaires avec Woodroof, peint un éclatant portrait des premiers jours du sida, alors que la communauté médicale en savait très peu sur la façon de traiter la nouvelle maladie.

Le long métrage bénéficiera d'une sortie limitée, vendredi.

Selon McConaughey, le véritable Ron Woodroof a tenté de percer les mystères de cette maladie comme tous les autres. L'homme, qui s'est battu contre la Food and Drug Administration pour avoir le droit de choisir son traitement, est décédé en 1992.

«Voici un gars qui a une septième année (...) Il n'avait pas vraiment trouvé sa voie dans la vie, vous savez, a expliqué l'acteur. Et, vraiment, ce gars a trouvé sa raison d'être lorsqu'il a eu le VIH et sa raison d'être était: "Que vais-je faire pour demeurer en vie?"»

Garner a dit souhaiter que le film ramène le sida au coeur de la discussion publique. Mais malgré ce souhait, le film ne fait pas de sermon.

McConaughey a pris la décision de choisir des rôles plus risqués, ces dernières années, dans des films tels que «Magic Mike» ou «Killer Joe». Il semble avoir créé des liens créatifs très forts avec Jean-Marc Vallée, avouant qu'il a été impressionné par son film «C.R.A.Z.Y.»

«J'essaie d'évoluer avec chacun de mes rôles et j'ai l'impression de l'avoir fait un peu plus dans les dernières années. J'ai vécu une expérience incroyable avec ce film», a-t-il confié pendant le festival torontois.

«Dallas Buyers Club» a nécessité 27 jours de tournage et bénéficiait d'un budget limité. Vallée a raconté avoir reçu le premier chèque un jour ou deux avant le début du tournage en Louisiane. «Je disais: "Ayez confiance, (l'argent) arrive, le film est écrit dans le ciel (...) Ça va arriver, nous allons le faire. Nous devons y croire parce que nous sommes ici et il est trop tard pour nous en retourner"», s'est rappelé le réalisateur.

La technique de Vallée était toute nouvelle pour Jennifer Garner. «Jamais, dans ma vie, je n'avais fait un film comme ça», a admis l'actrice en faisant l'éloge de l'équipe montréalaise et en s'émerveillant de l'utilisation de la lumière naturelle et de la caméra à l'épaule par le directeur photo Yves Bélanger.

«(La caméra) était toujours sur l'épaule d'Yves, a-t-elle raconté. C'était incroyable. S'il y avait une prise stable, c'était parce qu'il n'a pas éternué pendant qu'il la prenait.»

Elle a ajouté: «Nous ne nous sommes pas arrêtés pour répéter, nous tournions la première répétition et l'utilisions. (...) Ils disaient "Coupez!", puis "Ok, quelle sera la prochaine scène?". C'était très stimulant et excitant.»

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