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Joly et Coderre s'affrontent sur les thèmes de l'intégrité et du changement

29/10/2013 11:39 EDT | Actualisé 29/12/2013 05:12 EST

En entrevue à l'émission C'est pas trop tôt! sur les ondes d'ICI Radio-Canada Première, les candidats à la mairie Mélanie Joly et Denis Coderre sont revenus mardi matin sur les publicités que le parti du Vrai changement pour Montréal a rendues publiques lundi, et qui associent Denis Coderre aux scandales ayant miné le parti Union Montréal.

Mélanie Joly considère que ces publicités ne sont pas négatives, mais qu'elles visent plutôt à cerner le réel enjeu de l'élection municipale montréalaise, soit la corruption.

Selon elle, Denis Coderre « n'a pas la crédibilité pour s'attaquer à cet enjeu-là », puisqu'il a été associé au scandale des commandites, même s'il n'a pas été directement blâmé par le rapport Gomery, et qu'il s'est entouré d'anciens candidats d'Union Montréal, qui ont travaillé avec l'ex-maire Gérald Tremblay et l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino.

Mélanie Joly a également avoué que Denis Coderre était l'adversaire le plus redoutable de cette élection, le qualifiant de « personne à abattre ».

Par ailleurs, Mme Joly a expliqué que la phrase « Je suis majeure et vaccinée », que l'on retrouve également dans ses nouvelles publicités, est « un clin d'œil ».

« À 34 ans, on est est mesure de diriger la Ville de Montréal. Il y a plusieurs hommes politiques par le passé qui [avaient] le même âge au moment où ils ont eu des fonctions importantes, que l'on pense à Jean Drapeau ou à Robert Bourassa », a-t-elle indiqué.

La réponse de Denis Coderre

Quant à Denis Coderre, interrogé après Mme Joly, il a rétorqué qu'il avait cru voir lundi des publicités à l'américaine.

« L'héritage qu'elle va laisser, c'est du négativisme. Mais ce n'est pas un clip de 30 secondes qui va entacher ma réputation », a-t-il lancé.

Selon lui, cette réaction en est une de désespoir. « S'il y a des gens qui disent faire de la politique autrement et qui ne font que des attaques, et en plus des attaques personnelles, les Montréalais n'aiment pas ça. Le vrai changement, ce n'est pas ça. Ce qu'ils veulent, c'est d'avoir une nouvelle administration qui va être en mesure de leur donner de meilleurs services », a-t-il commenté.

Réitérant que « les gens me connaissent et me reconnaissent », et affirmant que lui et son équipe sont « totalement intègres », Denis Coderre a souligné que plusieurs des candidats qui sont présentement dans l'équipe de Mélanie Joly ont d'abord tenté de faire partie de son équipe. « Dans le Sud-Ouest, à l'Île-Bizard, à Ahuntsic », a-t-il précisé.

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