BIEN-ÊTRE

La mannequin Doutzen Kroes se sent responsable des complexes féminins

29/10/2013 08:56 EDT | Actualisé 29/12/2013 05:12 EST
Reuters

Rien de plus normal que de complexer à la vue des milliers de publicités, magazines et défilés qui promeuvent une unique forme de beauté. Et rien que d'y penser, Doutzen Kroes se sent coupable.

La top néerlandaise s'est récemment confiée au New York Post à propos du regrettable impact du mannequinat sur la gente féminine:

"En tant que mannequin, il arrive que je me sente coupable de faire douter les femmes sur leur physique. Je répète toujours que je ne suis pas comme sur les photos", a t-elle déclaré. "Avec un mauvais éclairage, sans avoir été coiffée ni maquillée, le cliché n'est pas bon. Il arrive que je me lève sans voir celle qui fait la Une des magazines dans le reflet

Ce n'est pas la première fois que le mannequin, star de la célèbre marque de lingerie américaine Victoria's Secret, exprime des remords. En septembre dernier, elle regrettait déjà dans les pages du Telegraph que les filles se soumettent à l'image filiforme qu'elle donne dans les magazines.

Guerre des retouches

Ce n'est pas non plus la seule top model à avoir exprimé une forme de mécontentement. Photoshoppées sans relâche, Erin Heatherton et Cindy Crawford ont déjà tenu des propos similaires. Mais force est de constater que leurs positions sur le sujet n'ont pas entraîné de changements radicaux dans l'industrie de la mode où la retouche des photos fait loi.

Erin Heatherton et Doutzen Kroes ont beau ne pas apprécier les modifications à outrance, les deux top estampillées Victoria's Secret n'ont pas le choix. Seuls quelques modèles ont pris des positions fermes, s'opposant à toutes formes de retouches comme la canadienne Coco Rocha.

Ras-le-bol

À l'image du ras-le-bol qui semble gronder dans le milieu de la mode, plusieurs magazines se sont engagés à publier au moins une photo non-retouchée dans chaque numéro. D'autres comme Verily, ont tranché en décidant de ne plus diffuser d'images photoshoppées.

Alors que Georgina Wilkin, ex-mannequin Prada, lutte ouvertement contre l'anorexie et que la créatrice new-yorkaise Eden Miller fait sensation avec ses voluptueux défilés, le diktat de la mode sévit encore beaucoup trop.

La pression est encore tangible sur les adolescentes les plus fragiles, symbolisée par le "thigh gap", ce dangereux écart entre les cuisses que certaines convoitent.

L'industrie encore archaïque et rigide ferait un grand pas si les modèles refusaient que leurs photos retouchées soient exploitées.

Découvrez les stars qui ont fait la Une sans Photoshop:

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