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Dons troublants : Démocratie Québec a commis une erreur dans la liste

29/10/2013 07:58 EDT | Actualisé 29/12/2013 05:12 EST

Démocratie Québec a fait une erreur dans sa collecte des données qui lui a permis d'élaborer sa liste de « dons troublants » faits à Équipe Labeaume. Un architecte de Québec y figure comme employé d'une firme pour laquelle il n'a jamais travaillé, soulevant ainsi un doute sur l'exactitude des informations colligées.

Après avoir épluché les noms de tous les donateurs d'Équipe Labeaume, David Lemelin avait demandé à Régis Labeaume de rembourser 60 000 $ de dons provenant d'employés de firmes citées à la commission Charbonneau parce qu'elles auraient été impliquées dans un système de collusion à Québec.

Dans la collecte de données qui a servi à élaborer cette liste « noire », le nom de François Moreau a été associé à une firme nommée Altedia. Or, il n'existe aucune entreprise enregistrée à ce nom au Québec. Une compagnie du nom d'Altedia existe toutefois en France et son directeur général adjoint se nomme aussi François Moreau.

L'architecte de Québec est président-directeur général de la firme d'architecture ABCP. Il dit n'avoir aucun lien avec une entreprise nommée Altedia, dont il n'a jamais entendu parler.

Même si son nom n'a pas été associé à un « don troublant » par Démocratie Québec - ABCP ne fait pas partie des firmes citées devant la commission Charbonneau -, François Moreau s'explique mal l'erreur.

« Ma première réaction, c'est de dire est-ce que les autres noms sont adéquats ? Est-ce que c'est façonné d'une certaine manière pour nuire à certains individus ? Je ne le sais pas. C'est quand même étrange. Ça soulève un doute sur l'intégrité du travail qui a été fait », dit l'architecte.

Pour établir sa liste, Démocratie Québec a consulté les rapports financiers d'Équipe Labeaume entre 2008 et 2012 sur lesquels figurent uniquement les noms des donateurs et leurs adresses. L'équipe de recherche du parti a dû elle-même trouver leurs employeurs et vérifier s'ils faisaient partie des firmes de génie-conseil nommées devant la commission Charbonneau.

Démocratie Québec n'a pas été en mesure d'expliquer pourquoi l'architecte de Québec a été associé à tort à une firme française. David Lemelin reconnaît l'erreur, mais maintient que des dizaines de milliers de dollars en dons demeurent troublants.

« Pour cette personne, je comprends et on en est désolé. Les informations ont été colligées au meilleur de nos connaissances. Et c'est la raison pour laquelle on n'est pas arrivé en nommant chaque personne et qu'on a dit qu'il y a des messages inquiétants qui sortent de ça », a indiqué David Lemelin.

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