Des nombreuses conversations captées par la Sûreté du Québec entre mai et octobre 2008 lors de l'opération Diligence indiquent que le président de la FTQ Michel Arsenault a personnellement défendu au Fonds de solidarité le dossier de Carboneutre porté par Jocelyn Dupuis.

M. Arsenault était - et est toujours - président du conseil d'administration du Fonds. Le Fonds n'investira finalement pas dans cette entreprise infiltrée par la mafia.

Les écoutes démontrent par ailleurs que le mafieux Raynald Desjardins était le véritable patron de la société de décontamination et qu'il œuvrait de fait dans l'ombre de Domenic Arcuri, ce qu'ignorait cependant M. Arsenault.

Les écoutes ne semblent pas indiquer que les relations entre MM. Dupuis et Arsenault aient été affectées par les révélations de Ken Pereira sur les factures exorbitantes de l'ex-directeur général de la FTQ-Construction.

M. Pereira a soutenu devant la commission que M. Arsenault, confronté à cette réalité le 19 août 2008, avait été d'accord pour mettre en œuvre un plan pour éjecter Jocelyn Dupuis de la FTQ-Construction. Dans les faits, les discussions entre MM Arsenault et Dupuis sur Carboneutre se sont poursuivies bien après cet épisode. La dernière conversation entendue mardi a été réalisée le 15 octobre de la même année.

C'est d'ailleurs dans cet extrait que Jocelyn Dupuis annonce à Michel Arsenault qu'il va devenir directeur général de Carboneutre. M. Arsenault ne semble guère étonné de cette relation d'affaires; les deux hommes discutaient en fait du dossier Carboneutre depuis des mois à ce moment.

Selon l'enquêteur Nicodemo Milano, une conversation entre MM. Arsenault et Dupuis captée le 8 septembre 2008 montre selon lui que les deux hommes fomentent un « putsch » contre Jean Lavallée. « Quand que lui est là, on y dit le contraire » dit Arsenault à Dupuis en parlant de Lavallée. Dupuis lui répond : « Tout le monde va y dire direct, bien direct », rétorque Dupuis. Or, selon M. Pereira, MM. Lavallée et Arsenault avaient pourtant convenu ensemble de se débarasser de M. Dupuis.

En mars 2009, Michel Arsenault avait affirmé aux médias avoir appris l'affaire des comptes de dépenses de Jocelyn Dupuis en septembre 2008 et agi avec vigueur : « Le ménage s'est fait en deux semaines. Moi, quand j'ai été convaincu comme président de la FTQ qu'il y a eu du laxisme, de l'exagération dans les comptes de dépenses, j'ai demandé à Jocelyn Dupuis de quitter la FTQ-Construction ». M. Arsenault, qui affirmait avoir appris à la même époque d'un policier retraité de la GRC que Jocelyn Dupuis était sous enquête dans une cause de blanchiment d'argent relié aux gangs de motards, dit avoir débaler le tout devant ce dernier et exigé son départ : « Il ne méritait plus d'être un permanent de la FTQ. Il ne méritait plus d'être associé à la FTQ ni à la FTQ-Construction ».

De nombreux suspects ciblés par Diligence

Les écoutes électroniques diffusées à la commission Charbonneau ont été effectuées par la SQ en 2008 dans le cadre de l'opération Diligence et portant sur l'infiltration par la mafia de l'entreprise Carboneutre.

Ces éléments de preuve ont été commentés par l'enquêteur de la commission Nicodemo Milano après qu'il eut présenté les différents acteurs impliqués dans cette affaire, dont Jocelyn Dupuis, Raynald Desjardins et Giuseppe Bertolo, mafieux notoires, et Domenic Arcuri fils, considéré comme proche de la mafia italienne.

Les premiers enregistrements présentés, impliquant MM Dupuis et Desjardins, montrent notamment que dès le début de mai 2008, Jocelyn Dupuis s'impliquait activement en faveur de Carboneutre, que dirigeait officiellement Domenic Arcuri. Il ne quittera son poste de directeur général de la FTQ-Construction que quelques mois plus tard.

Les deux premières conversations, captées le 5 mai,entre MM. Dupuis et Desjardins montrent que les deux hommes se connaissent bien. Jocelyn Dupuis appelle Desjardins « mon chum » à plusieurs reprises; son interlocuteur lui donne du « mon ami ». On peut notamment y entendre Jocelyn Dupuis dire qu'il veut « attendre d'être avec Élaine » Zakaïb avant d'appeler deux personnes du Fonds.

Mme Zakaïb, aujourd'hui ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec dans le gouvernement Marois, était à l'époque présidente-directrice générale des Fonds régionaux de solidarité FTQ, un poste qu'elle a occupé de 2004 à 2012.

Dans la seconde conversation, les deux hommes se donnent rendez-vous au restaurant Cavalli,« un lieu de fréquentation du crime organisé italien » a précisé M. Milano.

La troisième conversation, captée le 9 mai 2008, implique Jocelyn Dupuis et un dénommé « André », qui travaillait au sein d'un fonds régional de la FTQ-Construction. André lui rapporte avoir parlé avec Domenic Arcuri mais souhaite que M. Dupuis lui en dise davantage sur les affaires de ce dernier, ses explications ne l'ayant pas satisfait.

M. Dupuis fait un portrait flatteur de son entreprise de construction Mirabeau. Il pense qu'il a ce qu'il faut pour se préqualifier pour le Fonds.

André fait cependant valoir que les besoins de 7,5 millions de Domenic Arcuri pour Carboneutre sont élevés pour un Fonds régional. M. Dupuis convient qu'Élaine Zakaïb n'était pas au courant de la hauteur du montant, mais qu'elle lui avait néanmoins promis de l'aider dans ce dossier. M. Dupuis pense que ce Fonds pourrait fournir au moins une partie de la somme.

Dupuis connaissait à peine Arcuri

En fait, l'extrait suivant du 16 mai démontre que M. Dupuis ne connaissait pas encore vraiment Domenic Arcuri, patron officiel de Carboneutre, puisqu'il demande à Giuseppe Bertolo de lui épeler son nom de famille ainsi que celui de sa compagnie, Mirabeau. Il appelera cependant le lendemain Raynald Desjardins qui lui fournira davantage d'informations sur Carboneutre.

Puis, le 20 mai, M. Dupuis s'entretient avec M. Arsenault pour lui vanter Carboneutre. Ce dernier lui offre des conseils d'ordres généraux pour M. Arcuri sur la meilleure façon d'obtenir de l'aide du Fonds. « Quand t'es dans la ligne nationale, ça te prend un dossier étoffé », fait valoir le président de la FTQ.

Le même jour, MM Dupuis et Arsenault se reparlent : le directeur général de la FTQ-Construction le sollicite pour Garnier Kids, la fondation de Joe Borsellino, dont il est le président d'honneur. M. Arsenault lui assure sinon que Carboneutre est « dans la machine à saucisses », un propos que va rapporter plus tard M. Dupuis à M. Desjardins.

L'échange démontre à la fois le rôle central de ce dernier à Carboneutre, mais aussi le fait qu'il doit garder profil bas: M. Dupuis souligne clairement à M. Desjardins qu'il ne doit pas se pointer à la rencontre prochaine avec le Fonds de solidarité FTQ.

Une conversation du 9 juin, entre MM Dupuis et Desjardins, permet de savoir que la rencontre avec le Fonds s'est bien déroulée. Elle montre aussi que ce dernier comprend mal comment le Fonds fait du financement, ce que M. Dupuis se fait fort de lui expliquer.

Fast-track au Fonds de solidarité

Le 4 août, Joe Bertolo, lui aussi impliqué dans Carboneutre, confie au téléphone à Dupuis qu'il a rendez-vous avec Gaétan Morin, vice-président au développement corporatif et investissement du Fonds de solidarité FTQ et bras droit de son patron, Yvon Bolduc. M. Dupuis lui dit alors que Michel Arsenault lui avait dit que c'est M. Morin qui avait le dossier, qu'il le lui avait donné.

Puis, le 5 août, M. Dupuis appelle M. Bertolo et lui dit que Gilles Audette, conseiller politique de Michel Arsenault, a parlé à Gaétan Morin et qu'il va rencontrer Benoit Ringuette, l'ingénieur de Carboneutre. Deux jours plus tard, M. Dupuis affirme à M. Desjardins qu'il attend des nouvelles de M. Arsenault mais qu'il est confiant :« Y m'a garantie, il m'a dit écoutes, je t'ai dit que c'était réglé, ça va se faire »

Mais le 29 août, M. Arsenault affirme à Jocelyn Dupuis que le Fonds n'est pas satisfait du dossier de Carboneutre : l'entreprise ne fournit pas assez d'argent dans l'aventure et le Fonds veut les preuves qu'elle a un bon volume d'affaires.

« Tabarnak, il n'y en aura pas de deal », lance Arsenault, qui concède que le Fonds est prêt à faire 50 % 50 % si Arcuri leur démontre qu'il a ce qu'il faut.

Le 8 septembre, Jocelyn Dupuis parle à Michel Arsenault et lui répète de fournir à Gaétan Morin ce qu'il leur a demandé : « Qu'ils produisent des documents pis après ça (...) moi je m'organiserai. »

Le 1er octobre, Joe Bertolo et Jocelyn Dupuis semblent toujours croire que la relation avec le Fonds pourrait encore fonctionner, cette fois pour un prêt de 4,5 millions $

Et le 14 octobre, Michel Arsenault dit à Jocelyn Dupuis que Gaétan Morin va appeler M. Arcuri pour le convoquer à une réunion où se retrouveront M. Morin, M. Arsenault lui-même et le président du Fonds.

C'est finalement seulement le 15 octobre que M. Dupuis annonce à Michel Arsenault qui va aller travailler chez Carboneutre comme directeur général.

M. Milano a travaillé pendant des années au SPVM à la section antigang qui menait la lutte contre les motards criminels et contre la mafia. Il a par la suite intégré l'Escoudade régionale mixte impliquant la SQ et la GRC, avant de revenir au SPVM pour s'impliquer dans la lutte contre les stupéfiants. Il est enquêteur à la commission Charbonneau depuis 2011.

M. Milano a participé à l'extradition du parrain Vito Rizzuto, lorsque ce dernier a été envoyé aux États-Unis pour y purger une peine de prison.

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  • Michel Arsenault

    L'ex-président de la FTQ a défendu son intégrité, assurant que les choix qui avaient été faits étaient les bons pour l'économie québécoise. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/28/commission-charbonneau-deuxieme-jour-de-comparution-pour-michel-arsenault_n_4680036.html" target="_blank">Il a nié les allégations de Ken Pereira</a>, notamment celle voulant qu'un Italien lui ait proposé 300 000$ pour le dossier Carboneutre. Il a aussi nié avoir donné un traitement particulier aux dossiers de Jocelyn Dupuis. Il a cependant été questionné longuement <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/27/commission-charbonneau-michel-arsenault-frequente-toujours-tony-accurso_n_4673593.html" target="_blank">sur son amitié avec Tony Accurso</a>, entre autres sur un <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/30/commission-charbonneau-michel-arsenault_n_4694791.html" target="_blank">cadeau luxueux</a> que ce dernier a remis à sa femme.

  • Jean Lavallée

    L'ex-président de la FTQ-Construction Jean Lavallée <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/21/jean-lavallee-commission-charbonneau_n_4636972.html" target="_blank">nie avoir fait des démarches auprès du PQ</a>, au printemps 2009, afin de le convaincre de ne pas appuyer la tenue d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction. L'écoute électronique d'une conversation entre lui et l'ex-président de la FTQ Michel Arsenault laisse toutefois croire à l'existence d'un «deal» entre la FTQ et Claude Blanchet, ex-PDG du Fonds et époux de Pauline Marois. Ml Lavallée admet que Tony Accurso <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/22/commission-charbonneau-jean-lavallee-temoignage_n_4644154.html" target="_blank">l'a invité en vacances à ses frais à plusieurs reprises</a>. Il nie par ailleurs que son ami Denis Vincent soit lié aux Hells Angels. Source: Radio-Canada

  • Guy Gionet

    L'ex-PDG de la SOLIM Guy Gionet <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/14/commission-charbonneau-guy-gionet-solim_n_4595095.html" target="_blank">soutient s'être inquiété du risque</a> que posait à la réputation du Fonds la présence de certaines personnes dans des dossiers de la SOLIM. Mais Jean Lavallée lui a bien fait comprendre que son rôle de PDG se limitait à obtenir du rendement. Lavallée était en quelque sorte un «dieu» à la FTQ et au Fonds, dira Gionet. Il indique aussi que personne à la SOLIM n'a jamais eu de malaise <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/15/commission-charbonneau-guy-gionet-jean-lavallee_n_4601879.html" target="_blank">à faire affaire avec Ronnie Beaulieu</a>, un homme dont le passé criminel était pourtant bien connu. Source: Radio-Canada

  • Jocelyn Dupuis

    Jocelyn Dupuis est l'ancien directeur général du syndicat de la la FTQ-Construction. Il est en attente d'un procès pour avoir réclamé des remboursements sur la base de fausses factures et de factures gonflées. Source: Radio-Canada.ca

  • Nicodemo Milano

    L'enquêteur Nicodemo Milano analyse l'écoute électronique effectuée par la SQ dans le cadre de l'opération Diligence. Les policiers ont enregistré différents acteurs impliqués dans Carboneutre, une entreprise infiltrée par la mafia qui a tenté, en vain, d'obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Paul Sauvé

    Paul Sauvé, le patron de LM Sauvé a indiqué dans son <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/23/collusion-na-pas-epargne-maconnerie-sauve_n_4152126.html" target="_blank">témoignage</a> que la maçonnerie n'a été épargnée ni par la collusion ni par l'intimidation, comme les autres domaines de la construction ciblés par la commission.

  • Benoît Ringuette

    Il est le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/17/commission-charbonneau-quand-la-mafia-cogne-aux-portes-du-fonds-de-solidarite-ftq_n_4114840.html" target="_blank">co-fondateur de Carboneutre</a> et a finalement perdu le contrôle de sa compagnie sans pour autant réussir à la vendre, se retrouvant ainsi entouré de collaborateurs dont il ignorait l'essentiel des agissements, dont notamment la présence dans l'entreprise du mafieux Raynald Desjardins, ou encore de celle de son ami Jocelyn Dupuis. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Gaétan Morin

    Gaétan Morin, le premier vice-président au développement corporatif et investissement du Fonds, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/16/abc-fonds-de-solidarite-commission-charbonneau_n_4107586.html" target="_blank">a expliqué à la commission</a> les étapes que doit maintenant traverser le dossier d'une entreprise qui souhaite obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Ken Pereira

    L'ex-syndicaliste Ken Pereira a affirmé que l'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis entretenait des liens avec les Hells Angels et la mafia. Il a dû interrompre son témoignage à la suite d'une chute accidentelle au début du mois d'octobre.

  • Jocelyn Anctil

    Jocelyn Anctil, un homme d'affaire prospère et ambitieux de l'Estrie, a raconté à la commission Charbonneau comment ses entreprises ont été victimes d'une série d'incendies criminels entre 2009 et la fin 2010. Source: Radio-Canada.ca

  • Claude Asselin

    Claude Asselin admet que l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt lui a demandé à de multiples reprises de s'arranger pour que des contrats lancés en appels d'offres aboutissent entre les mains des entrepreneurs qu'il avait choisis. Il soutient n'avoir sinon jamais été témoin de cas de collusion entre firmes de génie et se défend d'avoir fait de l'aveuglement volontaire.

  • Jean Gauthier

    Le notaire à la retraite Jean Gauthier admet, après s'être défilé malhabilement, que l'argent qu'il récoltait auprès des firmes de génie pour le PRO des Lavallois était lié à des contrats obtenus par elles à la Ville de Laval. « C'est ça, c'est pour des contrats qu'ils ont reçus », a-t-il laissé tomber, coincé sous le feu croisé du procureur Denis Gallant et de la commissaire France Charbonneau

  • Bahjat Ashkar

    L'ingénieur Bahjat Ashkar a expliqué à la commission comment il a pu prendre pied dans le marché de Laval au tournant des années 2000 en finançant le PRO des Lavallois, par l'intermédiaire du notaire Jean Gauthier, puis a expliqué son implication dans le système de collusion dans le génie mis en place en 2002.

  • Vincent Auclair

    L'ex-député libéral Vincent Auclair admet avoir reçu des mains de l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt une enveloppe d'argent lors d'une rencontre en tête à tête à l'hôtel de ville de Laval arrangée par son équipe de campagne. L'argent lui a été remis en marge de la partielle dans la circonscription de Vimont en 2002, lors de la troisième semaine de campagne.

  • Mike Mergl

    Mike Mergl reconnaît avoir fait de la collusion à Laval dès le début des années 2000 avec son entreprise Mergad. Il ne peut cependant dire pourquoi tel ou tel contrat lui était attribué par le système, mais estime que le gestionnaire de la collusion, le directeur de l'ingénierie Claude Deguise, lui donnait « les projets que personne ne voulait ».

  • Basile Angelopoulos

    Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Laval, Basile Angelopoulos, admet avoir servi de prête-nom pour des contributions politiques faites au parti du maire Gilles Vaillancourt, à la demande de Me Jean Bertrand.

  • Jean Bertrand

    Presque tous les conseillers municipaux élus sous la bannière du PRO des Lavallois depuis 1997, dont l'actuel maire Alexandre Duplessis et l'ensemble du comité exécutif, se sont fait rembourser des centaines de milliers de dollars en contributions politiques grâce à de l'argent comptant fourni par des firmes d'ingénieurs au notaire Jean Gauthier, affirme Me Jean Bertrand. (Source: Radio-Canada)

  • Ronnie Mergl

    Ronnie Mergl, vice-président de Nepcon, a révélé jeudi que l'entreprise a elle aussi versé une rémunération à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal. Devant la Commission Charbonneau, M. Mergl a confirmé que Nepcon a versé quelque 90 000 $ en honoraires à la compagnie de M. Trépanier en 2010 et 2011. Le rôle de M. Trépanier consistait à identifier des projets qui pourraient intéresser Nepcon, comme des abribus. (Source: Radio-Canada)

  • Gilles Théberge

    Gilles Théberge a expliqué à la commission Charbonneau que Sintra, entreprise pour laquelle il travaillait de 1996 à 2000, a fait de la collusion dans l'asphalte sur des contrats du ministère des Transports du Québec (MTQ). La collusion se faisait entre producteurs d'asphalte tant sur la Rive-Sud que sur la Rive-Nord de Montréal. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Allard

    Un entrepreneur de Mascouche, Pierre Allard, a raconté à la commission avoir tenu tête au système de collusion à Laval entre entrepreneurs. Le propriétaire d'Excavations S. Allard a affirmé avoir refusé, en 2006, de se tasser sur un contrat public de raccordement des égouts et aqueducs de 42 triplex aux services municipaux sur un chantier où il avait fait l'excavation. (Source: Radio-Canada)

  • Roger Desbois

    Roger Desbois confirme que la collusion a régné dans les appels d'offres à Laval entre firmes de génie-conseil, au vu et au su du maire Vaillancourt. Le système, implanté début 2000 dans la foulée de la loi 106, était géré par le directeur de l'ingénierie de la Ville de Laval, Claude Deguise. Les firmes devaient verser en échange une cote de 2 % au parti de Gilles Vaillancourt. (Source: Radio-Canada)

  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Rosaire Sauriol

    Moins d'une semaine après son témoignage à la commission Charbonneau, le vice-président de la firme Dessau, Rosaire Sauriol, a annoncé qu'il démissionnait du poste qu'il occupait au sein de l'entreprise depuis 1986. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Lavallée

    L'ancien président de BPR Inc., Pierre Lavallée, a confirmé qu'il a accepté de payer la ristourne de 3 % demandée par le directeur du financement d'Union Montréal Bernard Trépanier pour avoir accès aux contrats de la Ville de Montréal. « C'est stupide, on n'aurait jamais dû faire ça, mais on l'a fait ». Pierre Lavallée a démissionné de son poste de président de la firme BPR, qu'il occupait depuis 2008, le 26 mars 2013.

  • Yves Cadotte

    Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sollicitaient directement SNC-Lavalin pour obtenir des contributions politiques, a affirmé le vice-président principal de la firme de génie-conseil, Yves Cadotte. La firme récoltait ensuite les chèques des cadres supérieurs qui voulaient contribuer et les remboursait par des bonis versés spécifiquement à cette fin. (Source: Radio-Canada)

  • Claude Meunier

    Un autre ingénieur, Charles Meunier, qui travaillait cette fois pour la firme BPR, a confirmé qu'il a servi d'intermédiaire pour remettre des milliers de dollars comptant à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal.

  • François Perreault

    Genivar a eu recours à de la fausse facturation pour pouvoir faire du financement politique municipal, a admis un ex-vice-président. François Perreault, qui a été vice-président de Genivar, a assuré que si la firme donnait aux partis politiques, c'est parce qu'elle était sollicitée pour le faire."Si on n'avait pas joué le jeu, je ne crois pas qu'on aurait survécu dans ce monde-là. C'est presque une obligation" au municipal, a-t-il lancé. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Christian Ouellet

    Le mode de financement du parti Union Montréal, de 2004 à 2008, venait en partie de celui du Parti libéral du Québec, a expliqué à la Commission Charbonneau Christian Ouellet, ancien directeur général du parti Union Montréal, qui a aussi travaillé au PLQ. Par ailleurs, M. Ouellet, a reçu quelque 60 000 $ par année de la firme de génie-conseil Roche. Il disait n'y voir aucun conflit d'intérêts, n'a jamais avisé de cela le comité exécutif de la Ville ou le maire et a maintenu qu'il ne faisait que cumuler deux mandats à titre de consultant. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Claude Léger

    L'ex-directeur général de la Ville de Montréal a admis à la commission Charbonneau que Frank Zampino lui a fait des demandes inappropriées, mais qu'il n'en a jamais parlé à Gérald Tremblay, par crainte... « Est-ce que vous vous seriez qualifié de naïf, que c'est peut-être l'image que vous projetiez? » lui a alors demandé la commissaire France Charbonneau. « Je pense que oui », a répondu Claude Léger. (Source: Radio-Canada)

  • Robert Marcil

    Lors de son témoignage, l'ex-directeur de la réalisation des travaux publics à la Ville de Montréal, Robert Marcil, a assuré qu'il n'était pas au courant que des entrepreneurs en construction faisaient de la collusion pour se répartir des contrats publics.

  • Joseph Farinacci

    L'ex-directeur de la Direction des stratégies et transactions immobilières de la Ville de Montréal, Joseph Farinacci, a affirmé que la vente du site Marc-Aurèle Fortin au promoteur immobilier Petra-St-Luc s'est produite de façon « irrégulière », après que l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino, eut intervenu dans ce dossier.

  • Nicolo Milioto

    « C'est quoi la mafia M. Milioto? », lui a demandé la procureure en chef Sonia Lebel.« Je ne sais pas », a répondu l'homme qui fréquentait pourtant Nicolo Rizzuto père au café Consenza. Nicolo Milioto dit ne rien savoir des activités criminelles alléguées de Rizzuto. Il dit avoir croisé certains lieutenants du clan Rizzuto au café Consenza, sans savoir ce qu'ils faisaient dans la vie. (Source: Radio-Canada)

  • Giuseppe Borsellino

    Giuseppe Borsellino a fait des aveux sur son financement d'Union Montréal. Le témoin a entre autres admis qu'il avait fait un voyage de pêche à Plattsburgh le 5 juin 2008 avec Yves Lortie de Genivar et Robert Marcil, à l'époque grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal.

  • Michel Lalonde

    Le président de la firme Génius Conseil, Michel Lalonde, affirme que sa firme ainsi que plusieurs autres remettaient des montants en argent à des partis municipaux ou provinciaux pour obtenir des contrats. Union Montréal, Vision Montréal, différentes élus de la rive nord de même que le PLQ, le PQ et l'ADQ auraient notamment bénéficié de ces montants.

  • Le maire de Laval Gilles Vaillancourt démissionne

    Dans la foulée, après avoir été visé par des allégations devant la Commission Charbonneau et ciblé par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/09/maire-laval-gilles-vaillancourt-demission_n_2099363.html">Gilles Vaillancourt a démissionné</a>. Par ailleurs, le maire de Mascouche, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/le-maire-de-mascouche-demission-marcotte_n_2217433.html">Richard Marcotte, a aussi quitté ses fonctions</a>. (Crédit photo: PC)

  • Le maire de Montréal Gérald Tremblay démissionne

    « On a trahi ma confiance, j'en assume l'entière responsabilité. » — <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/05/gerald-tremblay-retour_n_2075539.html">Gérald Tremblay</a>. (Crédit photo: PC)

  • Martin Dumont

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/30/martin-dumont-union-montreal-commission-charbonneau_n_2042857.html">Le témoignage de Martin Dumont</a>, ancien organisateur du parti de Gérald Tremblay, est un coup dur pour le maire de Montréal. Il affirme que ce dernier connaissait l'existence d'une double comptabilité dans son parti. (Crédit photo: PC)

  • Luc Leclerc

    Luc Leclerc, ancien surveillant de chantier à la Ville de Montréal,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/01/luc-leclerc-commission-charbonneau-jeudi_n_2055838.html"> a reconnu avoir reçu au moins 500 000 $ en pots-de-vin</a> de la part d'entrepreneurs en construction. (Crédit photo: PC)

  • Gilles Surprenant

    Gilles Surprenant a corroboré le témoignage de monsieur Zambito. Il a entre autres affirmé avoir reçu <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/24/commission-charbonneau-surprenant-_n_2008604.html">quelque 700 000 $ en pots-de-vin</a> de la part des dix entrepreneurs membres du cartel des égouts actif à Montréal entre 2000 et 2008.

  • Lino Zambito

    Lino Zambito a mis à nu le stratagème de corruption et de collusion. Pendant sept jours, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/01/commission-charbonneau-lino-zambito-suite-temoignage_n_1928373.html">il explique que la mafia recevait 2,5 % des contrats</a>, le parti du maire Tremblay, 3 %. Il implique notamment le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et des organisateurs libéraux comme Pierre Bibeau. (Crédit photo: PC)

  • Joe Pistone

    La commission d'enquête sur l'industrie de la construction a entendu l'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/24/commission-charbonneau-joe-pistone-donnie-brasco_n_1908716.html">ex-agent vedette du FBI Joseph Pistone</a>. L'homme de 73 ans a témoigné derrière un paravent, au sujet des des liens que les clans mafieux montréalais ont entretenus avec la famille Bonanno de New York. (Crédit photo: PC)

  • Jacques Duchesneau

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/18/commission-charbonneau-duchesneau-lundi_n_1605415.html">La commission a entrepris ses audiences</a> avec un témoin incontournable pour mettre la table, Jacques Duchesneau. (Crédit photo: PC)