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L'émissaire international Lakhdar Brahimi de retour en Syrie

28/10/2013 01:00 EDT | Actualisé 27/12/2013 05:12 EST

L'émissaire international pour la Syrie Lakhdar Brahimi est arrivé lundi dans la capitale de Damas afin d'organiser une conférence internationale qui vise à trouver une solution de paix pour le conflit en Syrie. Il s'agira d'une opération difficile étant donné l'hostilité du président Bachar Al-Assad et de l'opposition armée islamiste à la tenue d'un tel événement.

Le président syrien avait été irrité par M. Brahimi, qui avait abordé la question épineuse des candidatures à l'élection présidentielle de 2014. Ce dernier avait même évoqué l'idée d'établir un gouvernement de transition ayant les pleins pouvoirs. Il se pourrait donc qu'il n'y ait pas de rencontre entre les deux hommes, d'autant plus que Al-Assad a remis en doute la neutralité de M. Brahimi.

Selon un diplomate onusien qui a préféré garder l'anonymat, le premier ministre syrien Qadri Jamil aurait rencontré des représentants américains la fin de semaine dernière pour discuter de la conférence, mais sans succès.

Quant aux islamistes, ils ont menacé les participants de la conférence, aussi appelée Genève 2. Ces « traitres » devraient comparaître devant « [leurs] tribunaux ». Les 19 groupes rebelles sont notamment influencés par l'Arabie Saoudite, qui s'oppose vertement à cet accord. 

Un accord qui pourrait être inutile

Thierry Pierret, expert de l'islam en Syrie, croit qu'un accord entre les deux parties pourrait n'avoir aucune valeur, puisque la majorité de l'opposition islamiste ne prendra pas part aux négociations.

« On peut affirmer que Genève 2 fait l'objet d'un rejet quasi-total dans les rangs des insurgés, ce qui signifie qu'une bonne partie de l'opposition politique ne prendra pas le risque de participer à une réunion qui lui coûterait ce qui lui reste de légitimité auprès des groupes armés », a-t-il expliqué. 

L'armée syrienne reprend Sadad

Pendant ce temps, l'agence de nouvelles du gouvernement SANA a indiqué que l'armée syrienne avait repris la ville chrétienne de Sadad aux mains des rebelles, ce qu'a confirmé l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Plusieurs rebelles auraient été tués lors de cette offensive.

Selon SANA, les rebelles auraient mis le feu à plusieurs infrastructures de la Ville, située au nord de Damas.

La guerre civile en Syrie aurait fait jusqu'à maintenant plus de 100 000 morts. Environ deux millions de Syriens ont été forcés à quitter le pays pour échapper à la violence quotidienne. Près de sept millions d'entre eux auraient besoin d'aide humanitaire.

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