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Le défi

25/10/2013 03:46 EDT | Actualisé 24/12/2013 05:12 EST

Michel Therrien n'est pas passé par quatre chemins pour expliquer l'ampleur du défi qui attend ses soldats samedi, contre les Sharks de San José.

« C'est notre plus gros défi, parce que c'est la meilleure équipe à mes yeux jusqu'ici, a martelé l'entraîneur-chef du Canadien. Tu regardes leur différentiel, ils font beaucoup de bonnes choses, ils mettent de la pression, ils foncent au filet, ils ont un bon gardien. »

On peut dire que le début de saison se déroule plutôt rondement pour la bande à Andrew Desjardins. L'équipe a subi jeudi sa première défaite en temps réglementaire cette saison, un gain à l'arraché de 2-1 des Bruins de Boston, avec le but vainqueur inscrit dans la dernière seconde du match.

Au passage, les Sharks ont piétiné les Rangers de New York 9-2, avant de molester les puissants Blues de St. Louis 6-2. En termes de domination, ça s'apparente presque aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre de 2007.

Échec après échec

Les Sharks doivent maintenant souhaiter que le parallèle avec les Patriots s'arrête là, car malgré sa fiche de 16-0 en saison, l'équipe de Bill Belichick s'était inclinée au Super Bowl.

C'est un peu l'histoire des Sharks depuis le lock-out : une équipe dominante, année après année, mais incapable de reproduire ses succès en séries. Depuis 2005, la formation californienne présente une fiche de 364-184-74 en saison... et de 45-45 en séries!

Le défenseur Douglas Murray en sait quelque chose, pour avoir joué dans Silicon Valley de 2005 jusqu'à l'hiver dernier.

« Ils sont dominants depuis une décennie, mais pendant les sept années où j'étais là, chaque saison était un échec en raison des séries, soutient le Suédois. Tant qu'ils ne gagneront pas la Coupe, ça sera un échec. Nous avions perdu au premier tour, au deuxième et au troisième, et chaque fois, c'était la même déception. »

« J'ai toujours cru que participer aux séries est un gros objectif et un exploit, ajoute Therrien. Gagner la Coupe est le but de chaque équipe. 29 équipes sont déçues en fin de saison et une est bien contente. Et même quand tu te rends jusqu'au bout, et je l'ai vécu quand on est passé à deux matchs de gagner la Coupe (NDLR : à Pittsburgh en 2008), ça fait aussi mal que de te faire sortir au premier tour. C'est très difficile de gagner une Coupe Stanley. »

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