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Russie : le Canadien Paul Ruzycki reste en prison

24/10/2013 12:17 EDT | Actualisé 24/12/2013 05:12 EST

Après le Montréalais Alexandre Paul la semaine dernière, l'autre Canadien emprisonné en Russie pour son implication dans une expédition de Greenpeace, Paul Ruzycki, s'est vu refuser une demande de libération sous caution.

Originaire de Port Colborne en Ontario, M. Ruzycki est devenu le 30e et dernier militant de l'expédition de l'Arctic Sunrise, un bateau de Greenpeace, à se voir refuser une telle libération.

La Russie a réduit les accusations de piraterie, qui pesaient contre les militants, à des accusations de « hooliganisme ». La première accusation exposait les accusés à une peine de 15 ans de prison alors que la peine maximale pour « hooliganisme » est de 7 ans de réclusion. Certains accusés pourraient toutefois être également accusés d'avoir utilisé la force contre des officiers russes, un crime passible de 10 ans de prison en Russie.

Greenpeace dénonce que M. Ruzycki n'ait pas été libéré malgré la réduction de l'accusation déposée contre lui. « Paul, Alexandre et les autres devraient être à la maison avec leur famille en ce moment, et non en train de croupir dans une prison russe en attendant de subir un procès pour des accusations fantaisistes et disproportionnées », estime le responsable de la campagne Climat-Énergie et Arctique de Greenpeace Canada, Patrick Bonin.

« Les accusations changent, mais elles demeurent graves, illégales et sans commune mesure avec les actions pacifiques qui ont eu lieu », poursuit-il.

Le Tribunal du droit de la mer saisi

Le gouvernement hollandais a déposé une plainte auprès du Tribunal international du droit de la mer cette semaine. Les Pays-Bas demandent au Tribunal d'ordonner la libération immédiate de toutes les personnes qui se trouvaient à bord de l'embarcation Arctic Sunrise lors de son arraisonnement.

La garde côtière russe a arraisonné et remorqué l'Arctic Sunrise vers le port de Mourmansk en plus d'arrêter ses 30 occupants et membres d'équipage à la fin du mois de septembre. Des activistes de Greenpeace ont tenté d'escalader une plate-forme de forage la pétrolière russe Gazprom.

Les militants écologistes soutiennent avoir été arrêté illégalement dans les eaux internationales.

Greenpeace s'inquiète du forage pétrolier dans l'Arctique. Ils craignent que les sociétés pétrolières ne profitent du réchauffement climatique pour exploiter les richesses de la région. Ils appréhendent les dommages environnementaux que pourraient causer d'éventuelles marées noires.

La plateforme de forage de Gazprom doit entrer en fonction au printemps 2014.

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