DIVERTISSEMENT

Rentrée montréalaise prometteuse pour Maxime McGraw à la salle Claude-Léveillée

24/10/2013 08:29 EDT | Actualisé 24/12/2013 05:12 EST
Courtoisie

On comprend mal pour quelle raison le destin de Maxime McGraw ne s'est pas lié à celui des participants de la quatrième édition de Star Académie, en 2009. L'auteur-compositeur avait tenté sa chance aux auditions du populaire concours et s'était rendu assez loin dans le processus pour parvenir à nouer quelques contacts et se faire remarquer par l'industrie musicale d'ici. Or, il nous semble que sa belle gueule et ses airs pop-rock teintés de folk, parfaits pour les ondes radiophoniques commerciales, auraient cadré à merveille dans la téléréalité de TVA.

Mais qu'à cela ne tienne. Le jeune Acadien, originaire de Tracadie-Sheila, fait son petit bonhomme de chemin entre le Nouveau-Brunswick, où il jouit d'une popularité enviable, et le Québec, avec sous le bras son premier album, un éponyme lancé en février dernier. Il se produisait pour un seul soir, à la Salle Claude-Léveillée de la Place des Arts (anciennement le Studio-Théâtre), mercredi, en compagnie de ses invités Wilfred Le Bouthillier, Joannie Benoit et Marie-Pier Perreault. Et on ne peut que lui souhaiter de revenir rapidement dans la métropole, pour qu'encore plus de gens découvrent son univers surtout peuplé de ballades romantiques, mais aussi de quelques morceaux plus costauds, qu'on a tout de suite le goût de fredonner.

Grande générosité

On l'avait trouvé timide lorsqu'on l'avait rencontré au lancement de son disque; on craignait qu'il soit renfermé et peu bavard devant le micro. Tout au contraire, Maxime McGraw paraît très à l'aise sur scène, blague avec son public et taquine allègrement ses deux musiciens, même s'il laisse parfois poindre une charmante et normale nervosité, qui lui fait terminer toutes ses phrases par «t'sais». Mercredi, il a badiné à plusieurs reprises sur la sonorité parfois déficiente de la salle qui l'accueillait, ce qui a beaucoup fait rire les spectateurs. Et il prend visiblement un plaisir sincère à s'échiner sur sa guitare, lui qui chante depuis l'âge de 11 ans.

Les comparaisons avec Roch Voisine ou son bon ami Wilfred Le Bouthilier sont inévitables, tant dans la voix que dans le style des chansons et même dans les origines acadiennes. Mais Maxime tirera petit à petit son épingle du jeu grâce à sa fougue et sa passion, qui se traduisent dans des textes aux thèmes universels et dans une belle maîtrise de son instrument.

Parmi les bons moments du spectacle, on retient l'interprétation de la très belle Y'a des matins, douce ritournelle signée Martine Pratte et Christian Marc Gendron, que Maxime a introduite avec humour, en évoquant ces matins où «ça prend 3 ou 4 toasts avant d'en réussir une, où tu veux du beurre de peanuts mais qu'il reste juste du Cheez Whiz», mais qui ont quand même leur raison d'être. Jamais voulu, écrite par Wilfred, est un hommage à un jeune conducteur qui a vu un ami décéder sous ses yeux dans un accident de voiture et vaut la peine d'être écoutée attentivement. On a adoré sa version de Dis-moi pas ça, un succès d'Okoumé, entonné en tandem avec Jean-Philippe Audet qui, lui, avait franchi les tourniquets de Star Académie, il y a quatre ans et demi. Et il faut absolument mentionner les duos Je n'abandonnerai pas, avec Wilfred, On ira, avec Joannie Benoit et Mon éternité, avec Marie-Pier Perreault; on a cru percevoir que Maxime s'amuse énormément à partager l'espace avec ses camarades, et cette générosité devrait être encore plus mise à profit dans ses prochaines prestations.

D'ailleurs, le garçon a le talent de faire lever son parterre et de l'entraîner dans une atmosphère de fête. On en aurait redemandé encore et encore lorsque la petite foule s'est époumonée avec lui sur Personne ne sera toi et sur Home, de Phillip Phillips. Les pièces plus rythmées ne constituent pas la base du répertoire de Maxime McGraw, mais elles collent néanmoins bien à son énergie.

Maxime McGraw prendra la route du Nouveau-Brunswick dans les prochains jours et sera de passage à Boisbriand le 17 novembre et à St-Ursule le 7 décembre, ainsi qu'à Québec et Joliette au printemps 2014. Pour plus d'informations et toutes les dates : www.maximemcgraw.com.

Retrouvez les articles du HuffPost sur notre page Facebook.




INOLTRE SU HUFFPOST

La rentrée culturelle (Automne 2013)