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Recours collectif à Saint-Charles-Borromée : les avocats demandent plus de temps

24/10/2013 02:55 EDT | Actualisé 23/12/2013 05:12 EST

Un peu plus du tiers seulement des 400 à 500 résidents de Saint-Charles-Borromée qui ont droit à des indemnités dans le cadre d'un recours collectif contre l'établissement se sont manifestés depuis mai. Si bien que les avocats qui ont piloté le dossier demandent un délai pour tenter de retrouver les anciens bénéficiaires.

Ces derniers se sont battus pendant 14 ans pour obtenir justice. Et ce n'est que le 28 mai dernier qu'ils ont conclu une entente à l'amiable avec la direction du centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD), aujourd'hui connu sous le nom de Centre d'hébergement du centre-ville de Montréal.

En vertu de cette entente, des centaines de résidents ayant séjourné à Saint-Charles-Borromée, de 1995 à 2006, se partageront 7 millions de dollars en dédommagement pour avoir subi de mauvais traitements. Mais à ce jour, seulement 170 résidents ou héritiers se sont manifestés.

« On a reçu une première vague de réclamations. Là, on tente de joindre les gens qui ne sont plus à Saint-Charles-Borromée, mais c'est difficile, parce que ce sont des gens lourdement handicapés. [...] Alors, évidemment, ça pose des difficultés », explique Me Jean-Pierre Ménard.

Les avocats qui ont mené le recours collectif ont tellement de difficulté à retrouver les patients qui ont fréquenté Saint-Charles-Borromée qu'ils demandent maintenant un délai jusqu'à la mi-décembre et l'aide de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ).

« C'est important que toutes les victimes puissent avoir quelque chose et que le plus grand nombre soit rejoint », souligne Me Ménard.

Et si jamais le nombre de réclamations n'augmente pas davantage, les montants qui doivent être versés à chaque bénéficiaire hausseront de 50 000 à 100 000 $, pour les cas les plus graves.

Saviez-vous que...

Après vérification avec la Chambre des recours collectifs, il y a présentement 169 dossiers de recours collectifs autorisés pour la division d'appel de Montréal, dont 14 institués avant 2002, comme celui de Saint-Charles-Borromée, qui date de 1999.

Avec les informations de Jean-Philippe Robillard

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