NOUVELLES

Québec fait piètre figure au palmarès des villes entrepreneuriales

24/10/2013 09:22 EDT | Actualisé 24/12/2013 05:12 EST


La Ville de Québec semble avoir de la difficulté à attirer des entreprises sur son territoire. Selon une récente étude, Québec se retrouve au 100e rang sur 107 villes entrepreneuriales canadiennes.

L'étude de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) a pris en considération quatorze indicateurs pour évaluer le potentiel entrepreneurial des villes au pays. La banlieue de Calgary termine au premier rang du classement au Canada.

Au Québec, la ville de Rivière-du-Loup est la ville entrepreneuriale par excellence. Saint-Georges en Beauce fait aussi bonne figure au 11e rang du palmarès canadien tout juste derrière Rouyn-Noranda en dixième place.

Même si la ville de Québec se targue d'être un endroit idéal pour faire des affaires, la réalité semble toute autre.

La présence des entreprises sur le territoire de la ville, les perspectives de développement, la confiance des entreprises et leurs intentions d'embauche sont des critères qui ont été évalués.

Québec enregistre un score peu enviable surtout au niveau des politiques locales et sur la question de l'équité fiscale. « C'est effectivement ce qui a pu faire mal à Québec dans le classement de cette année », confirme Simon Gaudreault, économiste à la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.

Des données récentes publiées par la FCEI sur la fiscalité municipale confirment que Québec fait piètre figure dans ce domaine.

« Parmi les 100 plus grandes villes du Québec, si on regarde l'écart de taxation entre les PME puis le résidentiel, malheureusement Québec se classait au 78e rang parce qu'elle avait un écart de taxation de 3,5. Donc, les PME paient en taxes 3 fois et demie ce que les résidents paient à la même évaluation municipale », explique-t-il.

Le président de la Corporation des parcs industriels de Québec, Pierre Dolbec, n'est pas surpris de ce classement. Il croit qu'il est temps pour la ville de faire un virage.

« Il faudrait tout simplement arrêter de dire que nos PME sont le nerf de la guerre et s'en occuper. Il faudrait alléger effectivement le fardeau de la bureaucratie et il faudrait alléger notre fardeau de taxes », résume-t-il.

PLUS:rc