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Laval : le ton monte entre Gobé et Demers

24/10/2013 03:24 EDT | Actualisé 23/12/2013 05:12 EST

Le ton continue de monter entre certains candidats à la mairie de Laval, au lendemain du débat des chefs de partis.

Jeudi matin, Jean-Claude Gobé, chef d'Action Laval, a accusé Marc Demers, du Mouvement lavallois, d'avoir déposé une déclaration mensongère au directeur de scrutin, 

« Il le sait qu'il est inéligible. C'est inacceptable », insiste Jean-Claude Gobé.

Marc Demers a quitté Laval de juin 2012 à janvier 2013, pour y revenir ensuite. « Le temps que je vende ma maison trop grande et que nous en achetions une autre », précise-t-il.

Mais selon M. Gobé, le chef du Mouvement lavallois contrevient à un article de la Loi sur les élections et référendums dans les municipalités.

À l'article 61, il est précisé qu'un candidat est éligible s'il réside de façon continue ou non sur le territoire de la municipalité depuis au moins douze mois le 1er septembre de l'année civile où doit se tenir une élection générale.

Plus tôt dans la campagne, Marc Demers a déposé un avis juridique selon lequel sa candidature serait légitime en vertu de la jurisprudence en ce domaine, surtout qu'il a habité à Laval pendant 6 ans.

Jean-Claude Gobé accuse également son rival du Mouvement lavallois d'avoir tenté de modifier la loi électorale avec des pressions indues sur les élus du gouvernement du Québec.

« On ne peut pas laisser passer ça, c'est une question de principe », martèle Jean-Claude Gobé. « Qu'est-ce que ce sera une fois qu'il sera maire? Il fera changer les règlements pour servir ses intérêts personnels? »

Marc Demers a tenu à réagir à cette sortie. « Notre porte-à-porte nous donne des résultats très encourageants alors qu'eux sont troisièmes dans les sondages. »

Selon le chef du Mouvement lavallois, il est étonnant que cette charge survienne à ce moment-ci de la campagne. « Ils sont en train de paniquer », réplique-t-il.

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