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Un réseau de passages clandestins et traite de personnes démantelé par la GRC

23/10/2013 10:25 EDT | Actualisé 23/12/2013 05:12 EST
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MONTRÉAL - Un réseau de passages clandestins et de traite de personnes impliquant le crime organisé roumain a été démantelé par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Un bilan de l'enquête amorcée il y a un an a été présenté mercredi après l'arrestation de Marius Trifu Miclescu, âgé de 38 ans, de l'arrondissement Saint-Léonard, à Montréal.

L'homme serait lié à l'exploitation sexuelle de quatre jeunes femmes dans des salons de massages érotiques dans la région de Montréal.

Une porte-parole de la GRC, la caporale Caroline Letang, a précisé que les policiers venaient tout juste de commencer à parler avec les victimes et qu'ils n'étaient pas encore certains que ces Roumaines savaient ce qui les attendaient.

«Mais elles venaient ici avec l'espoir d'une vie meilleure», a-t-elle ajouté.

L'arrestation de Marius Trifu Miclescu, qui fait face à 16 chefs d'accusation dont ceux de traite de personne, proxénétisme et usage des profits de la prostitution, s'inscrit dans une vaste enquête de la GRC amorcée il y a un an sur l'entrée illégale de familles roumaines au pays.

La police avait déjà procédé aux arrestations d'autres individus à Toronto et Cornwall, en Ontario, avant de passer les menottes à Marius Trifu Miclescu, mercredi. Ce dernier demeurera détenu jusqu'à son audience pour remise en liberté conditionnelle, vendredi.

Son arrestation et la révélation de l'existence de présumées esclaves sexuelles ne sont qu'une autre phase de cette même enquête, a souligné la GRC.

Selon la caporale Letang, les quatre victimes sont des Roumaines et auraient été contraintes de travailler dans des salons illégaux de Montréal. Marius Trifu Miclescu serait le seul responsable de ce réseau.

On ignore encore comment elles sont arrivées au Canada, bien que deux d'entre elles aient passé illégalement la frontière.

Une ordonnance de la cour interdit à l'accusé d'entrer en contact avec ces victimes, dont l'identité et l'âge n'ont pas été révélés.

Au moins l'une d'entre elles serait au pays depuis plusieurs années déjà. La caporale Letang a précisé que ces femmes avaient été menacées pour qu'elles restent sous l'emprise du réseau.

En septembre, la GRC a arrêté le Torontois Serafin Cirnaru, âgé de 39 ans. Il est soupçonné d'avoir comploté pour faire entrer des familles roumaines illégalement au Canada et devra comparaître de nouveau en cour le 4 novembre. Deux autres Torontois font également face à des accusations selon lesquelles ils auraient organisé leur passage.

Par ailleurs, la police avait arrêté trois individus en juillet pour l'entrée illégale d'une famille d'origine roumaine en passant par la réserve d'Akwesasne, dans le sud-ouest du Québec.

Un résidant de Cornwall, en Ontario, a quant à lui été arrêté par les autorités américaines — qui ont été impliquées dans cette enquête —, et demeure détenu aux États-Unis.

La police a indiqué que d'autres arrestations pourraient être faites, ajoutant être activement à la recherche d'au moins un Montréalais, Valentin Dumitru, âgé de 54 ans, qui a réussi à échapper à la vague d'arrestation.