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Le PQ affûte sa stratégie électorale

23/10/2013 04:01 EDT | Actualisé 22/12/2013 05:12 EST

Même si le gouvernement de Pauline Marois laisse entendre qu'il n'envisage pas de tenir des élections générales cet automne, il n'en demeure pas moins qu'il s'active en coulisses en prévision d'un éventuel scrutin.

Un texte d'Hugo Lavallée

Ainsi, le Parti québécois a déjà choisi les circonscriptions à cibler lors de la prochaine campagne électorale. Selon les sources de Radio-Canada, la formation visera trois régions précises : la couronne nord de Montréal, la Mauricie et le Centre-du-Québec.

Sur la Rive-Nord, le PQ cible les circonscriptions de Groulx, de Blainville et même de Saint-Jérôme, si le député caquiste Jacques Duchesneau ne s'y représente pas.

En Mauricie et au Centre-du-Québec, les péquistes veulent gagner les circonscriptions de Trois-Rivières, Maskinongé, Nicolet-Bécancour et Richmond.

Le PQ a peu d'espoir de faire des gains à Québec, à Montréal et à Laval, et mise sur le statu quo dans les régions éloignées. Il tablera aussi sur sa bonne gestion de la tragédie de Lac-Mégantic pour tenter d'y faire élire un député.

Cap sur l'emploi, la solidarité et l'identité

Le Parti québécois entend réitérer durant la prochaine campagne les trois thèmes qu'il a mis de l'avant cet automne, soit l'emploi, la solidarité et l'identité. Outre la charte des valeurs, le PQ reviendra à la charge avec la promesse de renforcer la loi 101, mais des sources sûres au sein du gouvernement assurent qu'il n'y aura pas de « surenchère identitaire ».

Le PQ compte aussi faire du gouvernement fédéral un adversaire de premier plan. Il s'attaquera aux positions d'Ottawa sur la loi 99, la réforme de l'assurance-emploi et la reconstruction du pont Champlain. Il entend également s'en prendre à la manière dont le gouvernement Harper compte déployer le nouveau programme fédéral d'infrastructures et à la façon dont ce dernier gère le transport de matières dangereuses.

Mais si la stratégie électorale péquiste est bien définie, cela ne veut pas dire qu'il y aura des élections. La remontée péquiste dans l'opinion publique demeure fragile et déclencher des élections pourrait s'avérer impopulaire. La réunion du Conseil des ministres au lac Taureau, au cours du week-end, sera décisive.

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