POLITIQUE

Une poursuite est déposée contre l'espionnage allégué de citoyens canadiens

22/10/2013 02:01 EDT | Actualisé 22/12/2013 05:12 EST
Getty
A human rights activists wears pink glasses reading 'stop spying' during a protest against the alleged violation of privacy by the US National Security Agency at McPherson square in downtown Washington DC, July 04, 2013. The recent leaking of classified intelligence documents has led to revelations that the US is systematically seizing vast amounts of phone and web data. AFP PHOTO / MLADEN ANTONOV (Photo credit should read MLADEN ANTONOV/AFP/Getty Images)

VANCOUVER - Un groupe de défense des libertés civiles en Colombie-Britannique poursuit une agence du gouvernement fédéral pour de l'espionnage allégué à l'endroit de citoyens canadiens.

L'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique affirme que le Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CSTC) a violé des droits garantis dans la Charte canadienne en interceptant des communications privées dans Internet et au téléphone.

La poursuite, déposée en Cour suprême de la Colombie-Britannique allègue que l'agence fédérale a recueilli illégalement des renseignements sur des Canadiens en consultant des courriels et des messages textes personnels, et en écoutant des conversations téléphoniques avec des interlocuteurs à l'étranger.

En conférence de presse, mardi, l'avocat de l'association Joseph Arvay, a fait valoir que les activités du CSTC ont un effet dissuasif auprès des Canadiens pour des communications à l'étranger qui sont «par ailleurs tout à fait légales».

Il s'agirait de la première poursuite du genre contre la très secrète agence fédérale relativement à ses activités de renseignement.

L'association soutient que le CSTC emprunte des avenues similaires à celles de l'agence de sécurité nationale aux États-Unis — la NSA —, au coeur d'une controverse grandissante sur des affaires d'espionnage mises au jour par l'ancien sous-traitant Edward Snowden.

Me Arvay soutient que des activités de surveillance gouvernementales sans supervision constituent une grave menace aux libertés démocratiques.

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