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« Je ne souhaite pas à Lévis d'avoir Lehouillier », dit Jean Garon

22/10/2013 06:20 EDT | Actualisé 22/12/2013 05:12 EST

L'ancien maire de Lévis Jean Garon prend position dans la campagne électorale. Dans une rare entrevue qu'il a accordée à Radio-Canada, l'ancien politicien n'y va pas par quatre chemins : il ne souhaite pas l'élection du chef de Lévis Force 10, Gilles Lehouillier, et il critique le bilan de la mairesse Danielle Roy-Marinelli.

« Lehouillier, je n'ai pas confiance. Je ne l'ai jamais vu faire marcher un dossier. Il dit des choses qui sont inexactes », soutient l'ancien politicien de 75 ans.

Selon lui, Gilles Lehouillier a échoué durant ses quatre années comme député libéral à l'Assemblée nationale. Il rappelle deux projets chers à Lévis qu'il n'a pas réussi à réaliser, soit le viaduc à Saint-Rédempteur et une piscine dans l'ouest de la ville.

Celui qui a été maire de Lévis de 1998 à 2005 croit que la course à la mairie devrait se jouer entre la candidate indépendante Isabelle Demers et Antoine Dubé du Renouveau Lévis, un ex-député bloquiste.

L'ancien maire ne connaît pas suffisamment André Jean, le chef d'Action Lévis, et le candidat indépendant Stéphane Blais pour prendre position dans leur cas.

« Il va falloir que les gens pensent qu'une ville de 150 000 habitants, ça prend un maire qui est capable de faire marcher les dossiers, qui est capable de convaincre, qui connaît assez la problématique au gouvernement pour savoir comment s'y prendre », souligne-t-il.

À ce chapitre, il reconnaît une certaine admiration envers le maire sortant de Québec. « Labeaume, il joue fort et je ne le blâme pas, il travaille pour sa ville. »

Une seule réalisation pour Roy-Marinelli

Pour Jean Garon, la mairesse Danielle Roy-Marinelli, qui quittera la vie politique le 3 novembre, n'a qu'une seule réalisation : un projet qu'il a lui-même mené de front avant qu'elle le batte aux élections de 2005.

« Il n'y a qu'un projet qui a réussi, c'est le Centre des congrès pour lequel Mme Marinelli avait toujours voté contre parce qu'elle ne voulait pas qu'il soit à Lévis », dit-il

Selon Jean Garon, son ancienne adversaire souhaitait plutôt que le projet se réalise à la tête des ponts.

Il jure ne pas la critiquer pour régler ses comptes. Huit ans plus tard, Jean Garon dit ne pas être resté amer de sa défaite. « Les gens ont le droit de voter comme ils le veulent. Je n'ai pas un mot à dire. Je n'ai pas dit un mot pendant huit ans. »

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