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La culture à Montréal... vue par Mélanie Joly

22/10/2013 04:43 EDT | Actualisé 21/12/2013 05:12 EST

À l'approche des élections municipales, la journaliste Pasquale Harrison-Julien a rencontré quatre des candidats à la mairie de Montréal pour connaître leurs goûts et leurs idées en matière de culture. Deuxième arrêt : Mélanie Joly.

« Ce que je trouve frustrant, c'est qu'il y a plein de choses extraordinaires à Montréal, mais ce n'est pas connu. Et nous ne sommes pas positionnés à l'échelle internationale. Et ça, c'est le rôle de la mairesse. »

Mélanie Joly ne mâche pas ses mots pour critiquer le manque de rayonnement des artistes montréalais.

Elle s'explique mal comment un sculpteur né à Montréal comme David Atmedj peut être couronné de succès à l'étranger tout en étant si peu connu chez nous.

Il faut dire que l'art visuel occupe une place bien particulière dans le cœur de la candidate.

Dans la vingtaine, un des facteurs qui a pesé dans son choix de ne pas faire le saut en journalisme était l'obligation de quitter le comité jeunesse du Musée d'art contemporain de Montréal.

« J'aime découvrir des artistes émergents. J'aime comprendre leur vision de notre époque. Et surtout, j'aime être inspirée par l'art », explique la candidate.

La production culturelle, Mélanie Joly veut la voir partout dans les rues de Montréal. Elle s'engage à nommer un conservateur en chef qui sera responsable de valoriser l'art public.

« En créant ce poste, Montréal va avoir une seule voix pour s'exprimer sur l'art public ainsi que sur sa mise en œuvre. »

L'un des buts de cet exercice pour améliorer la cohésion des projets culturels est de mieux positionner Montréal comme capitale culturelle. Et du même coup, attirer davantage de touristes.

« Il y a des amoureux de l'art à travers le monde, des gens entre 25 et 45 ans qui voyagent pour découvrir les grandes métropoles culturelles. Je ne suis pas tellement convaincue qu'on attire ces gens-là sur la base de notre culture, alors on a un travail à faire à dans ce domaine. Et moi, ça me ferait plaisir de faire ce travail-là », conclut Mélanie Joly.

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