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Des plongeurs du Rouge et Or en exil à Montréal

22/10/2013 09:16 EDT | Actualisé 22/12/2013 05:12 EST

Les travaux de réfection de la piscine du PEPS vont causer leur lot d'inconvénients pour les plongeurs du Rouge et Or. Certains athlètes devront même s'entraîner à Montréal pour les huit prochains mois.

À Québec, les tremplins de 7 et 10 mètres n'existent qu'à la vieille piscine du PEPS à l'heure actuelle. La piscine de dimension olympique du nouveau complexe du centre sportif n'a pas de tremplins.

Entre 12 et 20 athlètes du Rouge et Or devront donc se rendre au complexe sportif Claude-Robillard de Montréal pour parfaire leurs techniques sur les hautes plates-formes. Les allers-retours vont commencer dès la fin de semaine prochaine. Ce déménagement des activités à Montréal deux jours par semaine jusqu'en juin coûtera 25 000 $.

« Qui paiera la facture ? Ça, c'est une question qui n'est pas réglée », confirme l'entraîneur du Club de plongeon du Rouge et Or, Dany Boulanger.

La réfection de la piscine du PEPS touche aussi les athlètes se spécialisant aux plongeons de trois et cinq mètres qui devront s'entraîner ailleurs à Québec. La situation est compliquée puisque les piscines équipées de tremplins sont déjà très achalandées actuellement.

Les étudiants des programmes sports-études qui utilisaient les installations du PEPS devront également trouver une solution de rechange. Des travaux de 150 000 $ ont été réalisés à la piscine de l'École Wilbrod-Béhrer pour pallier la situation et rendre les installations conformes.

« Le tremplin de trois mètres, la base est beaucoup plus grande et on n'était pas capable de l'avancer dans le vide. Il a fallu faire une base sur mesure avec des travaux d'ingénieurs, aller en soumission. Ç'a été compliqué », affirme Dany Boulanger.

La plate-forme de cinq mètres a aussi été allongée. Les travaux ont été défrayés en partie par la Ville de Québec et l'Université Laval.

Nouvelle piscine, pas de tremplins

L'entraîneur du Club de plongeon du Rouge et Or admet qu'il aurait souhaité que la piscine du super PEPS soit adaptée aux besoins des plongeurs, mais elle n'est pas assez profonde.

« C'est clair que ça aurait fait beaucoup notre affaire. La piscine là-bas a seulement trois mètres de profondeur et pour réussir à faire des tremplins d'un mètre comme à la piscine Sylvie Bernier, ça aurait pris 3,5 mètres. Et pour avoir des tremplins de trois mètres, ça aurait pris 3,8 mètres de profondeur alors les plans originaux de la piscine ne prévoyaient pas qu'elle soit assez profonde pour le faire », explique Dany Boulanger.

« On ne pouvait pas intégrer le plongeon et la piscine olympique. C'était trop dispendieux », explique pour sa part le recteur de l'Université Laval, Denis Brière. Au moment où la question a été évoquée, « le fond était déjà coulé et il était trop tard pour modifier le projet », a-t-il précisé.

Denis Brière se dit désolé des problèmes occasionnés par les travaux de réfection à la vieille piscine du PEPS. « Je suis parfaitement conscient de tout ça. On sympathise avec les gens qui doivent absorber tout ça », a dit le recteur, en ajoutant que la piscine actuelle sera améliorée de façon considérable.

Les travaux pour la réfection de la piscine du PEPS coûteront environ 8 millions de dollars.

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