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Charles Hamelin n'a pas l'intention de lever le pied d'ici les Jeux de Sotchi

22/10/2013 03:19 EDT | Actualisé 22/12/2013 05:12 EST
PC

MONTRÉAL - Charles Hamelin a entrepris tambour battant la saison de patinage de vitesse courte piste et il n'a pas l'intention de lever le pied d'ici les Jeux olympiques de Sotchi en février, qui demeurent l'objectif ultime de la saison.

Hamelin et les autres membres de l'équipe canadienne mettent actuellement la touche finale à leur préparation en vue des deux prochaines étapes de la Coupe du monde — Turin, en Italie, du 7 au 10 novembre et Kolomna, en Russie, du 14 au 17 novembre —, des épreuves qui serviront de qualifications olympiques.

«Mes résultats en Asie m'ont mis en confiance et je veux continuer dans le même sens lors des deux prochaines compétitions en Europe, a précisé Hamelin à l'issue de son entraînement à l'aréna Maurice-Richard, à Montréal.

«Même si je me suis entraîné sérieusement, je dois admettre que ces résultats du début de saison m'ont quelque peu surpris car je ne suis pas encore au sommet de ma forme.»

Le patineur de Sainte-Julie mène présentement le classement général de la Coupe du monde avec une récolte de six médailles, dont trois d'or, depuis le début de la saison. Mais il est conscient qu'il y a encore place à l'amélioration.

«Lors du 500 mètres à Séoul, je suis encore revenu à mes anciennes habitudes en paniquant un peu pendant la course et cela m'a coûté ma place en finale, a-t-il analysé. Je dois continuer à bâtir ma confiance jusqu'à Sotchi et me montrer intelligent dans mes stratégies de course.»

Le double médaillé d'or des Jeux de Vancouver est pleinement rétabli de sa blessure à la cheville qu'il a subie lors des sélections canadiennes en août et, malgré un petit rhume sans gravité, il se sent d'attaque pour les deux prochaines Coupes du monde. L'enjeu pour l'équipe canadienne sera de s'assurer le maximum de trois patineurs par épreuve en vue des Jeux de Sotchi.

Pour y parvenir, les patineurs d'un pays doivent se classer au cumulatif parmi les 32 premiers aux 500 et 1000 mètres et parmi les 36 premiers au 1500 mètres. On se montre confiant dans le camp canadien, tant chez les hommes que chez les femmes.

Les patineuses canadiennes ont toutefois été plus discrètes en ce début de saison avec une récolte de seulement deux médailles, celles de bronze au 500 mètres de Marianne St-Gelais à Shanghai et au 1500m de Valérie Maltais à Séoul.

Maltais, de La Baie, reconnaît d'emblée qu'elle n'est pas pleinement satisfaite de ses performance jusqu'ici.

«Je suis difficile à contenter, s'est-elle justifiée. Je me sens plus forte et plus rapide que l'an passé mais j'ai encore des choses à améliorer, notamment au niveau stratégique.»

Maltais prévient qu'il faudra faire preuve de prudence lors des rondes préliminaires à Turin et Kolomna afin de s'assurer des trois places sur chaque distance.

«Nous avons prouvé par le passé que nous sommes en mesure de classer trois patineuses parmi le top-32 mais nous ne sommes pas à l'abris de la malchance, a acquiescé St-Gelais. Nous devrons donc nous montrer vigilantes lors des premières rondes.»

Médaillée olympique d'argent au 500 mètres à Vancouver, St-Gelais a constaté que le niveau de compétition est relevé sur cette distance et qu'elle doit beaucoup travailler sa stratégie.

«Je commets des erreurs que je peux éviter, notamment lors des dépassements, et je mets beaucoup l'accent là-dessus.»

Quant à Marie-Ève Drolet, de Laterrière, elle devra sans doute patienter jusqu'à la Coupe du monde en Russie pour renouer avec la compétition. Aux prises avec des douleurs au dos après une chute aux sélections canadiennes, la guérison a été plus longue que prévu.

«Je suis à 100 pour cent depuis deux semaines mais il me manque un peu d'entraînement pour être fin prête pour Turin», a confié l'athlète de 31 ans, qui reconnaît qu'elle fait face à un défi.

«J'ai besoin de disputer des épreuves au niveau international pour me remettre dans le bain et voir où j'en suis avant les Jeux de Sotchi.»

L'équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste vise une récolte de cinq médailles à Sotchi, le même nombre qu'à Vancouver en 2010.

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