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Après le Drugstore, Priape ferme ses portes dans le Village gay

22/10/2013 02:36 EDT | Actualisé 21/12/2013 05:12 EST

Le magasin Priape, bien connu dans le quartier gai de Montréal, ferme ses portes après 40 ans d'existence.

Priape, qui est une chaîne de magasins spécialisée dans les vêtements et accessoires érotiques, ferme également ses succursales de Toronto, de Calgary et de Vancouver.

Cette importante fermeture survient une semaine après celle du Drugstore, le plus grand bar de lesbiennes de la Métropole.

Priape a pignon sur rue dans le quartier gai de Montréal depuis 1974. C'est avec étonnement que les clients s'arrêtent pour lire l'avis de faillite affiché sur la porte.

« Moi je ne comprends pas qu'un si gros magasin qui est aussi à Vancouver, qui est aussi à Toronto fasse faillite. Ça me fait de la peine », déclare un passant.

« Moi ça me fait quelque chose, car c'était une institution depuis tant d'années dans le Village. Ça donnait aussi du travail à du monde. C'est ça qui est important. », déplore un résident du secteur.

Priape qui vendait aussi ses produits sur Internet dans plusieurs pays, employait une soixantaine de personnes à Montréal seulement.

Les taxes et les parcomètres montrés du doigt

Cette fermeture survient quelques jours après celle du Drugstore l'un des seuls bars pour lesbiennes de la ville. Fait à noter, cet établissement possédait le plus vieux permis d'alcool au centre-ville. L'établissement qui s'appelait auparavant la Taverne du Village de l'Est détenait cette licence depuis 1907.

Le propriétaire de l'édifice, Nicolas Tétrault, attribue cette fermeture aux taxes trop élevées à Montréal.

« La problématique qui est la nôtre et celle de plusieurs commerçants du centre-ville, c'est les taxes municipales qui sont extrêmement chères. On parle pour mon immeuble de 66 000 $ par année, ce qui est inconcevable. En plus, la Ville ne ramasse même pas les ordures pour ce prix-là et à 6 $ pour deux heures de parcomètres, on tue le centre-ville », déplore Nicolas Tétrault.

Ces fermetures risquent peut-être de soulever de nouvelles inquiétudes concernant la survie du Village gai à Montral.

Un reportage de René Saint-Louis

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