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Les cols bleus déposent une poursuite contre Régis Labeaume

21/10/2013 06:44 EDT | Actualisé 21/12/2013 05:12 EST

Le bras de fer entre Régis Labeaume et les cols bleus se poursuit. Le Syndicat des employés manuels de la Ville de Québec a fait savoir que le maire sortant recevra lundi la visite d'un huissier, qui lui signifiera la poursuite promise vendredi.

Les cols bleus, auxquels se sont joints les membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFQ), poursuivent le maire sortant pour ingérence dans les affaires syndicales et pour négociation de mauvaise foi. Ils avaient mis en demeure Régis Labeaume de retirer les propos qu'il a tenus à l'endroit des employés municipaux le 15 octobre.

Les deux syndicats reprochent au maire sortant de s'en être pris aux syndicats des employés manuels, en affirmant que les contribuables de Québec n'avaient pas à payer pour « engraisser les caisses des syndicats. » Régis Labeaume avait alors affirmé que « les planchers d'emploi servaient les intérêts financiers de la FTQ. »

Eddy Jomphe, conseiller au Syndicat des employés manuels de la Ville de Québec, estime que le maire sortant va trop loin. « Ce qu'on veut, c'est qu'il arrête. Nous autres, on n'a pas de problème qu'il fasse sa campagne électorale, mais qu'il ne la fasse pas sur notre dos », lance-t-il

« Trop c'est trop. À un moment donné, il faut que ça cesse. C'est trop gratuit, facile de se faire du capital politique sur les syndiqués et les employés. Pour nous autres, ça n'a pas de bon sens », ajoute M. Jomphe.

Le Syndicat des employés manuels de la Ville de Québec et le SCFP exigeaient des excuses d'ici dimanche soir, à minuit. Or, Régis Labeaume a répété toute la fin de semaine qu'il n'avait aucune intention de le faire.

Dimanche matin, le maire sortant ne semblait d'ailleurs pas très préoccupé par la démarche judiciaire des cols bleus. « À minuit, je vais dormir. Dites-leur que je vais faire dodo à minuit », a-t-il lancé aux journalistes.

Le SCFP évalue en ce moment les dommages qu'ont subis les employés municipaux et les syndicats. Il prévient que d'autres poursuites, pour diffamation cette fois, sont imminentes.

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