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La culture à Montréal, vue par... Marcel Côté

21/10/2013 06:58 EDT | Actualisé 21/12/2013 05:12 EST

Dans le cadre des élections municipales, la journaliste Pasquale Harrison-Julien a rencontré quatre des candidats à la mairie de Montréal pour connaître leurs goûts et leurs idées en matière de culture. Premier arrêt : Marcel Côté.

« Ce qu'il nous faut à Montréal, c'est plus d'envergure. Il faut faire comme les New-Yorkais, il faut conquérir le monde. »

Cette phrase, Marcel Côté la prononce lors d'une entrevue où il est invité à s'exprimer sur la place qu'occupera la culture dans la métropole s'il est choisi pour la diriger.

Le chef de la Coalition Montréal ne s'en cache pas : il est comme un poisson dans l'eau lorsque vient le temps de parler de culture.

Le fondateur du cabinet-conseil en gestion SECOR s'est longtemps impliqué auprès d'organisations artistiques pour les aider à se développer.

Son association la plus connue reste celle qu'il a eu avec la chorégraphe Marie Chouinard. Il préside toujours d'ailleurs le conseil d'administration de la compagnie de cette dernière.

S'il s'est impliqué dans le monde de la danse moderne, c'est parce qu'il a eu un véritable coup de cœur pour l'avant-garde, alors qu'il fuit à tout prix les tapis rouges de grandes premières.

« C'est sûr que je suis souvent la seule tête blanche dans le public », dit-il en souriant. « Ce qui me plaît, c'est la découverte, l'exploration. On voit plusieurs présentations peu intéressantes, et puis tout d'un coup, on découvre un diamant ».

Ce qui ennuie d'ailleurs Marcel Côté actuellement à Montréal, c'est que cette vivacité artistique soit si peu reconnue à l'extérieur de la ville et trop peu consommée par les Montréalais eux-mêmes.

Il souhaite remédier au problème en encourageant davantage l'entrepreneuriat au sein du milieu culturel. De plus, il compte amener avec lui des artistes lors de missions économiques.

« Montréal est une ville de créateurs et il faut qu'on devienne une ville de producteurs, car on est moins bon là-dedans », explique-t-il.

Il n'hésite pas non plus à promettre que la part du budget consacrée à la culture augmentera s'il devient maire de Montréal.

Mais que répondra-t-il aux citoyens qui verront peut-être d'un mauvais œil une augmentation des dépenses dans ce secteur?

« Demandez-vous combien la culture vous coûte. Et après, comparez le montant à celui que vous consacrez pour payer votre facture de téléphone. La culture, ce n'est rien à côté de ça! » s'exclame Marcel Côté.

Malgré son amour pour les artistes et les projets qu'il nourrit pour mieux les faire rayonner, le nouveau venu en politique refuse de dire que la culture occupe une place privilégiée dans sa campagne.

« C'est une place parmi d'autres. Mais, par contre, si je suis élu, vous allez avoir un maire qui connaît la culture et qui l'aime », conclut-il.

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