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Bangladesh : vers une hausse du salaire minimum dans le textile

21/10/2013 06:38 EDT | Actualisé 21/12/2013 05:12 EST

Le secteur du textile au Bangladesh envisage de relever le salaire minimum de 50 % à 80 %,en demandant aux entreprises clientes de payer davantage, pour tenter de mettre fin à une vague de grèves qui a affecté en septembre près d'un cinquième des ateliers du pays.

Le deuxième exportateur mondial de vêtements, derrière la Chine, espère annoncer un accord salarial le mois prochain, cédant aux pressions internationales pour améliorer les conditions de travail des ouvriers du secteur, dont la précarité a été mise en lumière en avril par l'effondrement du Rana Plaza, un bâtiment qui abritait des ateliers de confection. L'accident a fait plus de 1100 morts.

Les employés du textile réclament un relèvement à 8000 takas (106 $) par mois du salaire minimum, soit deux fois et demie son montant actuel.

Les organisations patronales offrent 3600 takas (48 $), mais s'attendent à ce que le gouvernement s'arrête sur un chiffre supérieur de 4500 à 5500 takas (60 à 73 $). Certains syndicats préviennent qu'en deçà de 6000 takas (80 $), de nouvelles grèves éclateront.

« On a parlé dans le monde entier des droits de ces travailleurs et le gouvernement est nerveux », estime Amirul Haque Amin, le chef de la Fédération nationale des ouvriers du textile, qui chapeaute 37 syndicats.

La faiblesse du salaire minimum au Bangladesh, il est deux fois moins élevé qu'au Viêtnam ou au Cambodge, quatre fois moins qu'en Chine, a propulsé le pays au deuxième rang des exportateurs mondiaux. Les ventes de textile représentent aujourd'hui les quatre cinquièmes des exportations bangladaises.

Reuters

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