Le Canada fait face à une crise en ce qui concerne les questions autochtones, et ce malgré des années d'efforts pour surmonter les tensions et régler les problèmes sociaux, a déclaré lundi un rapporteur spécial des Nations unies qui a récemment visité le pays.

James Anaya, un envoyé spécial de l'ONU sur les droits des autochtones, affirme que le Canada n'a pas réduit les disparités sociales entre les autochtones et les autres Canadiens au cours des dernières années. Selon lui, les disputes à propos du territoire et des ressources naturelles continuent d'alimenter les tensions et le sentiment de méfiance.

Parmi ces frictions, on retrouve les récentes manifestations contre l'exploration des gaz de schiste dans l'est du Nouveau-Brunswick, à laquelle s'oppose la Première Nation Elsipogtog. Ces manifestations ont pris une tournure violente la semaine dernière lorsque la Gendarmerie royale canadienne (GRC) a décidé de faire respecter une injonction pour mettre fin au blocage des activités de tests sismiques par la compagnie SWN Resources. Six véhicules de police ont été incendiés et 40 personnes ont été arrêtées.

M. Anaya a dit n'avoir aucune connaissance directe des violences, survenues après sa visite, mais il a qualifié le tout de «manifestation de cette frustration avec les problèmes non-résolus».

«Il y a une crise au Canada en ce qui concerne les problèmes autochtones, et ce malgré d'importants développements au Canada au cours des dernières décennies», a dit le rapporteur spécial lors d'une conférence de presse.

Dans une déclaration suivant sa visite au Canada, M. Anaya a affirmé que les peuples autochtones vivaient dans des conditions semblables à celles de pays bien plus pauvres.

Le rapporteur, qui prévoit présenter un rapport complet devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, a plusieurs recommandations pour le gouvernement canadien.

Retrouvez les articles du HuffPost sur notre page Facebook.