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L'Impact de Montréal sort enfin de sa torpeur avec un gain de 2-1 contre l'Union

19/10/2013 04:11 EDT | Actualisé 19/12/2013 05:12 EST
PC

MONTRÉAL - L'Impact de Montréal est enfin sorti de sa torpeur. Après trois défaites consécutives, six matchs sans victoire et près de 340 minutes sans but, le onze montréalais est venu de l'arrière pour vaincre l'Union de Philadelphie 2-1 et s'approcher d'une participation aux séries de la Major League Soccer.

Profitant d'un coup franc à environ 25 mètres du but sur la droite à la 84e minute, Justin Mapp a envoyé le ballon vers le deuxième poteau, où Karl Ouimette a choisi le moment parfait pour inscrire son premier but en carrière en MLS, en faisant dévier du pied derrière Zac MacMath.

«Quand l'occasion vient, il faut la saisir et la mettre dedans, a raconté un Ouimette radieux après la rencontre. Dans mes rêves les plus fous, ce n'était pas aussi beau que ça.

«Ça s'est enchaîné tout seul: le ballon était là et par réflexe, j'ai mis le pied, puis le ballon était dans le but. Après, je ne savais plus quoi faire. Heureusement que mes coéquipiers m'ont sauté dessus, sinon, je n'aurais pas su comment célébrer.»

«Vous savez, il faut toujours rêver, mais il faut réaliser aussi, a noté l'entraîneur-chef Marco Schällibaum. C'est bien, j'aime bien quand vous avez la chance de faire la différence et que vous la faites.»

Marco Di Vaio avait précédemment mis fin à une disette de 337 minutes sans but pour l'Impact (14-12-7) — et de 311 à domicile — en créant l'égalité à la 64e minute, son 20e de la campagne. Il est ainsi devenu le 11e joueur de la MLS à atteindre ce plateau en 18 ans, le premier, évidemment, de l'histoire du onze montréalais.

«Ça fait longtemps que j'ai dépassé mes objectifs personnels de buts, a indiqué celui qui a confirmé cette semaine son retour à Montréal en 2014. Maintenant, on est très contents, mais fatigués, car on a dû donner un effort très important en deuxième demie pour remporter ce match.»

Fabinho, à la 29e minute, avait ouvert la marque pour l'Union (12-11-10), jetant une douche d'eau froide sur les 18 993 spectateurs réunis au stade Saputo. Semblant assommé par le but, l'Impact aura eu besoin de 35 minutes pour se secouer et réchauffer l'atmosphère.

Ses 49 points lui confèrent momentanément le troisième rang dans l'Est, devant le Fire de Chicago (49), le Revolution de la Nouvelle-Angleterre (48) et le Dynamo de Houston (48). L'Impact occupe actuellement le troisième rang puisqu'il a marqué plus de buts que le Fire, soit 50 contre 45. L'Union est demeuré à 46 points, mais a glissé au septième rang. Le Dynamo a quant à lui un match en mains, qu'il disputera dimanche, quand il accueillera les Red Bulls de New York.

La troupe de Schällibaum complétera sa saison samedi prochain, en rendant visite au TFC. Il ne peut espérer terminer plus haut qu'au troisième rang, puisque le Sporting Kansas City (55) et les Red Bulls (53) ont déjà plus de points qu'il ne peut en obtenir.

Cette victoire constitue également une première dans l'histoire de l'Impact en octobre. Le club montréalais n'avait pas encore inscrit de gain dans le dernier mois de la saison régulière de la MLS, affichant un dossier de 0-4-2 avant cette cruciale victoire.

Comme il l'a souvent fait au cours des dernières semaines, l'Impact s'est créé quelques bonnes occasions en début de rencontre. Di Vaio a notamment raté de peu le filet de MacMath sur la droite après avoir été habilement alimenté par Mapp dans la surface à la sixième. À la 22e, c'est cette fois Davy Arnaud qui a été incapable de tirer alors qu'il était installé dans la surface. Patrice Bernier a ensuite récupéré le ballon, mais son tir a été bloqué par la défense.

L'Union n'a pas raté sa plus belle occasion de la première demie, quand Fabinho s'est faufilé derrière Hassoun Camara sur le flanc gauche avant d'accepter la belle passe de Jose Kleberson et déjouer Troy Perkins d'un puissant tir précis qui n'a laissé aucune chance au gardien.

Ce but a semblé désarçonner l'Impact et assommer le stade Saputo, plongé dans un profond silence par la suite. Ce silence perdurera jusqu'en deuxième demie, alors que Di Vaio réveillera tout le monde en concrétisant la belle passe d'Arnaud à la 64e.

L'attaquant italien a ensuite été à l'origine de plusieurs actions menaçantes dans les minutes qui ont suivies, mais c'est finalement Ouimette qui permettra à l'Impact de se donner une petite marge de manoeuvre au classement.

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