POLITIQUE

L'ex-maire de Saint-Rémi Michel Lavoie de nouveau arrêté par l'UPAC

18/10/2013 08:30 EDT | Actualisé 18/12/2013 05:12 EST
SRC

En Montérégie, le candidat à la mairie de Saint-Rémi, Michel Lavoie, a de nouveau été arrêté par l'Unité permanente anticorruption, vendredi. Une conseillère municipale, Louise Trudeau-Lefrançois, a également été arrêtée.

Selon un communiqué du bureau du commissaire à la lutte contre la corruption (UPAC), les policiers ont appréhendé M. Lavoie et Mme Trudeau-Lefrançois à leur domicile tôt, vendredi matin.Tous deux sont accusés d'abus de confiance.

« Aujourd'hui, un autre volet de cette enquête nous a permis de porter de nouvelles accusations d'abus de confiance contre Michel Lavoie en plus d'accuser la conseillère Louise Trudeau-Lefrançois d'avoir abusé de son statut d'élue dans le but d'obtenir un bénéfice personnel », écrit le commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière, dans un communiqué.

L'ex-maire de Saint-Rémi avait été suspendu de ses fonctions en août dernier par la Cour supérieure du Québec en vertu de la loi 10, qui permet de suspendre les élus municipaux qui font face à des accusations criminelles.

Michel Lavoie avait auparavant été arrêté par l'Unité permanente anticorruption (UPAC) le 14 décembre 2012 à la suite d'accusations d'abus de confiance, de fraude et de complot dans l'exercice de ses fonctions.

Pour certains chefs, il risque jusqu'à 14 ans de prison. L'ancien maire aurait utilisé son pouvoir afin de s'assurer que des projets soient développés et construits par son fils, Sébastien, ou par son partenaire d'affaires, Dominic Dorais, de la compagnie Construction Dorais.

Toujours dans la course à la mairie

Michel Lavoie a de nouveau fait parler de lui dernièrement en se portant candidat à la mairie de Saint-Rémi aux élections municipales de novembre. En dépit des accusations qui pèsent contre lui et du fait qu'il ait été suspendu de ses fonctoins de maire, il a le droit de solliciter un nouveau mandat auprès des citoyens de Saint-Rémi, ce qu'il a fait.

À lire aussi : Même accusé et suspendu, Michel Lavoie est convaincu d'être réélu à Saint-Rémi

Selon l'UPAC, Michel Lavoie aurait utilisé la supercherie et le mensonge pour décourager des soumissionnaires ou carrément frauder des candidats à l'achat d'un terrain.

Les enquêteurs de l'UPAC ont mis de l'avant des allégations de modification de règlements de zonage, de manipulation d'appels d'offres et de contournement des règles d'attribution des contrats.

M. Lavoie comparaîtra devant la justice le 15 janvier 2014.

Retrouvez les articles du HuffPost sur notre page Facebook.




INOLTRE SU HUFFPOST

Quelques frappes de l'UPAC