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Procès des Rédemptoristes : le psychiatre Gérard Leblanc se défend

17/10/2013 02:20 EDT | Actualisé 16/12/2013 05:12 EST

Le psychiatre Gérard Leblanc, qui a tenu des propos controversés dans le procès en recours collectif contre des Rédemptoristes pour agressions sexuelles sur des élèves, dit avoir été cité hors contexte.

Le Dr Leblanc se dit sincèrement désolé de la manière dont son témoignage a été rapporté et de l'interprétation que les gens ont pu en faire.

Il se donne un moment de réflexion avant de faire une mise au point écrite pour répondre au tollé soulevé par son témoignage.

Mercredi, l'Association des médecins psychiatres du Québec a dénoncé les propos du psychiatre qui laissaient entendre que la relation entre une victime et son agresseur était à la fois nuisible et bénéfique.

Le psychiatre a précisé à Radio-Canada que les agressions sexuelles ne pouvaient pas être bénéfiques pour les victimes.

Il soutient qu'il a cité au procès des études selon lesquelles certaines victimes prétendent avoir tiré des bénéfices des agressions.

Le psychiatre Leblanc convient que ce n'est pas le cas pour les victimes des pères rédemptoristes.

Il voulait tout simplement exposer au juge Claude Bouchard que les séquelles pouvaient varier d'une personne à l'autre et que chaque victime devait être évaluée individuellement.

Gérard Leblanc assure qu'il n'a eu aucune pression ou influence extérieure pour préparer son rapport. Il ajoute que si tel avait été le cas, il se serait retiré du dossier.

Le psychiatre a tenu à préciser qu'il avait réalisé une cinquantaine d'expertises similaires et que c'est la toute première fois qu'il le fait à la demande de la défense.

Il se dit tout à fait d'accord avec l'Association des médecins psychiatres qui réclame une réforme du droit pour encadrer le travail des témoins experts.

Le psychiatre Leblanc croit que les experts devraient être nommés par le tribunal pour éviter l'apparence de conflit d'intérêts.

Un texte de Yannick Bergeron

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