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Québec investit 3,7 milliards $ dans la recherche et l'innovation 

16/10/2013 02:22 EDT | Actualisé 15/12/2013 05:12 EST

Plus de 3,7 milliards de dollars seront injectés sur cinq ans dans la Politique nationale de la recherche et de l'innovation (PNRI) du gouvernement Marois, notamment afin de courtiser les PME.

La politique va offrir une nouvelle aide financière aux PME qui veulent entreprendre le dépôt d'une première demande de brevet.

Ultimement, Québec souhaite que la part de son PIB consacré à la recherche atteigne 3 %.

Selon le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, cette proportion a reculé au cours des dernières années et était à 2,4 % en 2009.

De l'argent pour la recherche sur l'identité québécoise

Trois grands axes de recherche seront stimulés par cette politique : les changements démographiques, le développement durable ainsi que l'identité québécoise.

Un montant de 173,3 millions devrait ainsi être injecté dans ces secteurs de recherche.

Les universités et le réseau collégial ne sont pas en reste, puisqu'environ 1,3 milliard devrait être investi via diverses mesures afin de bonifier la recherche et la formation technique.

La Politique nationale de la recherche et de l'innovation s'inscrit dans le cadre des quatre initiatives de la Politique économique du Québec, récemment dévoilée par la première ministre Pauline Marois.

Duchesne défend son plan

Pierre Duchesne se défend d'avoir imposé des compressions aux universités et au secteur de la recherche pour ensuite leur redonner cet argent via la Politique nationale de la recherche et de l'innovation.

Peu après son arrivée au pouvoir, en septembre 2012, le gouvernement Marois avait été critiqué par les intervenants du milieu universitaire et de la recherche pour l'ampleur des compressions exigées dans ces deux secteurs.

M. Duchesne a expliqué que lorsqu'il a été nommé ministre, la deuxième Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation tirait à sa fin et il n'y avait pas de mesures prévues pour une troisième.

Le ministre a affirmé qu'il s'est assuré de ne pas causer des « torts irréparables » pendant cette « période de flottement », alors qu'était préparée la PNRI.

Selon lui, cette nouvelle politique répond aux attentes. Elle devrait garantir la protection des budgets des fonds de recherche du Québec pour cinq ans en plus de majorer de 25 % leur base budgétaire.

Quant aux universités et au réseau collégial, M. Duchesne a rappelé que près de 1,3 milliard devraient être investis par le biais de diverses mesures afin de bonifier la recherche et la formation technique.

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