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Nucléaire iranien : nouvelle réunion à Genève sous peu

16/10/2013 07:30 EDT | Actualisé 16/12/2013 05:12 EST

L'Iran et les « six » vont se réunir de nouveau à Genève dans quelques semaines. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, en a fait l'annonce mercredi sur son compte Facebook.

Cette annonce survient au 2e jour, à Genève, des négociations sur le nucléaire iranien entre Téhéran et les « six » (États-Unis, Royaume-Uni, Russie, Chine, France et Allemagne).

L'Iran ouvert à une extension des inspections

La délégation iranienne a aussi déclaré mercredi que Téhéran acceptera à terme des visites-surprises sur ses sites nucléaires. Elle a pris soin de dire que ces visites inopinées sont prévues seulement dans la dernière étape de son plan en trois phases, présenté mardi aux « six ».

L'Iran confirme ainsi qu'il accepte l'application du Protocole additionnel du Traité de non-prolifération (TNP), réclamée par Washington, par le Conseil de sécurité de l'ONU et par l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique). Pourtant, la veille, la délégation iranienne avait affirmé que le Protocole additionnel ne faisait pas partie de son plan.

Le Protocole additionnel permet des inspections renforcées et inopinées des installations nucléaires par l'AIEA, et oblige un pays à communiquer des renseignements sur toutes les opérations du cycle du combustible nucléaire.

L'Iran, signataire du TNP, a appliqué de manière volontaire le Protocole additionnel entre 2003 et 2005. Il a cessé de le faire quand le dossier nucléaire iranien a été envoyé au Conseil de sécurité de l'ONU.

Le niveau d'enrichissement est aussi une des questions centrales des discussions entre l'Iran et les « six ». Ces derniers demandent à l'Iran d'arrêter l'enrichissement à 20 %.

Téhéran affirme que le droit à l'enrichissement d'uranium est une « ligne rouge », mais se dit prêt à discuter « du niveau, de la forme et de la quantité de l'enrichissement ».

Les pays occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de chercher à acquérir l'arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil, ce que dément Téhéran.

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