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La Ville doit retrouver son droit de gérance, dit Régis Labeaume

15/10/2013 04:10 EDT | Actualisé 14/12/2013 05:12 EST

Équipe Labeaume souhaite que le gouvernement revoie le droit de gérance des municipalités afin que la Ville puisse continuer à donner certains services en sous-traitance.

Le maire sortant Régis Labeaume a dévoilé mardi après-midi le cinquième volet de sa campagne électorale, qui porte sur les relations de travail.

Régis Labeaume réitère la volonté de son parti de privatiser certains services de la ville de Québec et réclame un plus grand droit de gérance. Il souhaite que le gouvernement abolisse le plancher d'emploi, soit les heures assurées de travail dont bénéficient les syndicats, notamment celui des cols bleus.

Le maire sortant fait valoir que l'obligation de maintenir un plancher d'emploi empêche la Ville de diminuer ses coûts, tandis que la sous-traitance permet de réaliser des économies.

Le fait que la FTQ, qui représente le syndicat des cols bleus, protège ces heures de travail, fait dire au maire sortant que les citoyens de Québec financent la FTQ. « On sait tous que les planchers d'emploi, ça existe pour financer la FTQ. Pendant six ans, je n'ai jamais eu une réponse parce que la réponse qui est honteuse, c'est celle-là, la FTQ et les organisations syndicales ont réussi à imposer des planchers d'emploi », dit Régis Labeaume.

Régis Labeaume attaque le syndicat des employés manuels. « Les contribuables de Québec n'ont pas à payer pour engraisser les caisses des syndicats et l'administration municipale n'existe pas pour encourager le corporatisme syndical. Compte tenu de ces faits, il n'est pas exagéré de conclure que le syndicat des employés manuels de la ville de Québec n'a aucune sensibilité, ni aucune empathie envers la capacité de payer de nos concitoyens et concitoyennes, on appelle ça du nombrilisme syndical corporatiste, c'est-à-dire n'avoir aucun souci du bien commun, de l'équité en société. »

Équipe Labeaume compte par ailleurs abolir 350 postes au cours des cinq prochaines années. Deux départs à la retraite sur trois seraient remplacés.

La FTQ et les cols bleus réagissent

Le président de la FTQ, Michel Arsenault, a réagi à cette deuxième attaque envers lui en quelques jours. « Au lieu de faire le matamore sur la place publique, qu'il s'assoit avec syndicat. Partout ailleurs, on a réussi à s'entendre. Est-il le seul qui a le pas dans toute l'armée ? Je pense que monsieur Labeaume a un problème de perception, un problème à vouloir s'entendre », a-t-il dit.

Du côté des cols bleus, c'est une nouvelle sortie de Régis Labeaume qui ajoute à l'exaspération. « Je vais éliminer ma clause de sous-traitance et, demain matin, il n'y en aura plus d'employés cols bleus. Ils vont être 500, puis ce ne sera pas suffisant pour payer le déficit des régimes de retraite. C'est de la démagogie pure », dénonce le porte-parole des cols bleus de la Ville de Québec, Eddy Jomphe. 

Le syndicat des cols bleus se réunit en assemblée générale mercredi soir. Il devrait être question du dossier des négociations. La grève n'est pas envisagée pour l'instant.

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