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Mairie de Montréal : à quand la « ville intelligente »?

14/10/2013 06:50 EDT | Actualisé 14/12/2013 05:12 EST

Le concept de « ville intelligente » a été évoqué à quelques reprises depuis le début de la campagne électorale à la mairie de Montréal.

Prendre une photo d'un nid-de-poule avec son téléphone intelligent et en avertir les autorités concernées est un exemple d'une « ville intelligente », c'est-à-dire qui utilise la technologie pour améliorer les services offerts aux citoyens.

Ce sont des options qui existent dans certaines villes ailleurs, mais qui tardent à être adoptées à Montréal.

Jonathan Brun, cofondateur de Montréal Ouvert, milite pour que la métropole diffuse davantage ses données. De l'information qui permettrait à la Ville de mettre au point des applications qui rendraient les services plus efficaces et plus économiques.

« À New York, ils ont un site web où ils affichent toutes les dépenses, tous les chèques émis par le Ville, et à Montréal c'est quasiment impossible de consulter les contrats octroyer par la Ville », dit-il.

Mélanie Joly s'est justement inspirée de New York en proposant de nommer un chef de l'information numérique. « Le nom des entrepreneurs, les travaux qui sont effectués, les pannes de métro, tout est disponible, tout est en ligne. »

Pour Coalition Montréal de Marcel Côté, l'innovation aussi passe par la création d'un poste de direction. « Faire que la Ville soit plus transparente, plus efficace et plus accessible. Et dans les deux sens: autant pour le citoyen que pour l'administration vers le citoyen », avance Véronique Fournier, candidate de Coalition Montréal pour un poste de conseillère dans Saint-Henri-Petite-Bourgogne-Pointe-Saint-Charles.

Denis Coderre a rapidement mis de l'avant dans sa campagne l'importance d'offrir plus de services aux citoyens grâce aux technologies. Il veut notamment offrir le wifi gratuit partout en ville et créer des outils interactifs, notamment pour repérer rapidement des espaces de stationnement libres au centre-ville

Chez Projet Montréal, on veut réduire au minimum l'achat de coûteux logiciels. « On pense vraiment qu'on devrait demander, s'asseoir avec notre communauté de développeurs de logiciels pour qu'ils nous aident à trouver des solutions », soutient Marc-André Gadoury, qui brigue un poste de conseiller dans le district Étienne-Desmarteau pour Projet Montréal.

Montréal Ouvert a invité les candidats à répondre à un questionnaire pour partager leurs engagements à rendre la ville plus ouverte. Pour l'instant, Mélanie Joly et Projet Montréal se sont engagés à le faire.

D'après un reportage de Pasquale Harrison-Julien

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