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Médicaments en ligne : attention, danger

12/10/2013 07:33 EDT | Actualisé 12/12/2013 05:12 EST

Le commerce des médicaments sur Internet est de plus en plus populaire malgré les risques qui peuvent en découler.

Depuis plusieurs années, il y a une multiplication des médicaments contrefaits et le Québec n'y échappe pas.

Sans prescription, on peut acheter des médicaments en ligne. À Montréal, un annonceur offre même la livraison à domicile.

Un des vendeurs propose du Viagra et du Cialis, promettant même un arrivage pour les prochains jours.

Il se permet également de prodiguer des conseils aux acheteurs.

« Les pilules, tu peux les couper en deux, donc tu en as pour quatre utilisations », dit-il au téléphone, au journaliste de Radio-Canada.

Pourtant, Santé Canada déconseille formellement d'acheter sur Internet des médicaments d'un particulier.

L'acheteur est également exposé à un autre problème : comment être sûr qu'il ne s'agit pas de médicaments contrefaits?

Pour Diane Lamarre, présidente de l'Ordre des pharmaciens du Québec, « c'est vraiment un marché très organisé, on estime qu'un médicament sur deux sur Internet est contrefait ».

La Gendarmerie royale du Canada a déjà effectué des saisies de médicaments contrefaits vendus sur Internet.

Lors d'une de ces opérations, les policiers ont fait une découverte de taille.

« En ouvrant le coffre-fort, c'était rempli de comprimés de couleur bleue et jaune. C'était du Viagra, du Cialis contrefait. C'était produit ici même sur la Rive-Sud de Montréal. La couleur, c'était la couleur Sico, de la peinture », explique le caporal Hubert Savoie, coordonnateur au projet Centurion de la GRC, à Montréal.

Il s'agit d'un marché très lucratif. La GRC constate que des trafiquants de drogue s'intéressent de plus en plus aux médicaments.

L'industrie pharmaceutique perdrait quant à elle des milliards de dollars par année à cause des médicaments contrefaits.

Et le danger pour la santé est bien réel, insistent les pharmaciens.

« Il y a eu des cas de décès, même au Canada. En Colombie-Britannique, une femme avait commandé des médicaments contre l'anxiété on s'est rendu compte qu'il y a de l'aluminium. À Toronto il y a eu un problème avec le Norvas », indique Diane Lamarre, présidente de l'Ordre des pharmaciens du Québec.

D'après le reportage de Louis-Philippe Ouimet

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