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Syrie : l'ONU plaide pour l'envoi d'une centaine d'experts en armes chimiques

08/10/2013 02:46 EDT | Actualisé 07/12/2013 05:12 EST

Le démantèlement de l'arsenal chimique syrien devra être supervisé par une centaine d'experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et de l'ONU, a déclaré lundi Ban Ki-moon, qui sollicite l'aide des pays membres des Nations unies.

Dans une lettre adressée aux 15 membres du Conseil de sécurité, le secrétaire général de l'ONU explique que la mission va se dérouler en trois phases : une première qui a commencé dimanche avec la destruction d'ogives de missile et de bombes; une deuxième comprenant la destruction des armes chimiques et des équipements nécessaires à leur fabrication; une troisième consistant en une vérification de l'élimination totale de l'arsenal.

« La troisième phase sera la plus difficile et celle qui posera le plus de défis », écrit-il.

« Du 1er novembre 2013 au 30 juin 2014 (...) la mission conjointe devra appuyer, surveiller et vérifier la destruction d'un programme complexe d'armement chimique comprenant des sites multiples répartis dans un pays plongé dans un violent conflit et portant approximativement sur 1000 tonnes d'armes, d'agents et de précurseurs chimiques », ajoute-t-il.

Ban Ki-moon annonce qu'il va désigner un « coordonnateur spécial » pour superviser l'ensemble des opérations et assurer la liaison entre l'ONU, l'OIAC et les autorités syriennes.

Cette mission ne déploiera sur le terrain que le personnel nécessaire à un moment donné et elle sera basée à Chypre et à Damas.

L'aide des États membres de l'ONU sera très probablement nécessaire au cours de la troisième phase, notamment pour garantir la sécurité de la mission.

Le Conseil de sécurité examinera ces recommandations dans le courant de la semaine, a-t-on appris auprès de diplomates.

Confronté depuis mars 2011 à un soulèvement progressivement devenu une guerre civile, le régime de Bachar Al-Assad a accepté la destruction de son arsenal chimique à la suite d'un accord entre son alliée, la Russie, et les États-Unis.

Cet accord a été entériné par la communauté internationale sous la forme d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Il visait à éviter une intervention militaire des États-Unis, qui accusent le régime Assad d'un bombardement meurtrier à l'arme chimique le 21 août dans les environs de Damas.

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