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« Je m'attends à plus de ce trio-là » - Therrien

07/10/2013 01:27 EDT | Actualisé 06/12/2013 05:12 EST

Michel Therrien avait un message clair à passer au trio de David Desharnais quelques minutes avant de sauter dans l'avion vers Calgary, lundi matin.

La saison n'est peut-être vieille que de deux matchs, l'entraîneur-chef du Canadien se dit déjà insatisfait du travail du trio de Desharnais jusqu'ici.

Therrien a d'abord passé son message en douce, lorsqu'il revenait sur la rencontre de samedi. Il a louangé tous ses trios, sauf un.

« On a confronté les membres du trio de Tomas Plekanec à celui de Claude Giroux et ils ont fait du très bon travail, a-t-il estimé. Ils ont bien joué défensivement, ont bien contrôlé la rondelle et ont créé de l'attaque. On a tous vu ce que le trio de Lars Eller a fait, et j'ai aimé ce que le quatrième trio a apporté à l'équipe. »

Puis, la dernière question de son point de presse portait sur Max Pacioretty, et du travail du trio de Desharnais en son absence. Therrien est allé droit au but.

« Pacioretty est un attaquant de puissance très rapide sur ses patins. Quand il patine, il devient intimidant. Mais je m'attends à plus de ce trio-là. On veut que le niveau de compétition monte. »

Daniel Brière, jumelé à Desharnais depuis le début de la saison, ne voit pas les choses ainsi.

« On a eu quatre chances de marquer contre les Flyers, a rappelé le nouveau venu du Tricolore, rencontré avant les déclarations de Therrien. Si on profite de nos chances, on n'en parle plus, on parle de notre bon début de saison. Il faut rester les deux pieds sur terre. Il y aura de bons matchs et Max semble se sentir de mieux en mieux. On a seulement joué une période avec lui. Ce n'est pas idéal, mais il ne faut pas s'en faire. »

L'enjeu : les minutes

Après la rencontre de samedi, Therrien parlait abondamment de compétition à l'interne, créée par le trio d'Alex Galchenyuk, Lars Eller et Brendan Gallagher.

Cette compétition s'est déjà fait sentir samedi, particulièrement quand on regarde la distribution du temps en avantage numérique. Galchenyuk a joué 6 min 19 s, le 2e total chez les attaquants, après Rene Bourque (7:52). Eller, lui, a passé 4:53 dans les mêmes circonstances, soit plus que Tomas Plekanec (3:17), mais moins que Desharnais (5:45).

« Ça te prend ça, sinon tu deviens confortable et ce n'est pas bon pour ton équipe, a répondu Desharnais. Les jeunes jouent bien, tout le monde joue bien. On doit mériter notre temps de glace. Quand tu n'as pas joué beaucoup, tu dois te regarder et en donner plus. »

« Ce que tu veux en tant que joueur, c'est d'être récompensé les soirs où ça fonctionne pour toi, a rappelé le capitaine du CH, Brian Gionta, utilisé 3:42 en avantage numérique samedi. Ça t'amène à te pousser chaque soir. Avec leurs succès, ça nous donner trois bons trios offensifs et c'est bon pour nous. »

« Je n'ai aucun problème avec ça, a ajouté Brière. Tu demandes aux 12 joueurs d'avant, ils veulent tous jouer en avantage numérique, même George Parros! Mais il va falloir le gagner, notre temps. »

L'an passé, Galchenyuk n'avait joué que 50 minutes en avantage numérique en 48 matchs et Eller, 32 en 46. Dans le cas précis de Galchenyuk, il s'agissait du « plan » auquel faisait souvent référence Therrien, pour s'assurer d'un développement graduel de son jeune prodige.

Visiblement, le « plan » sera différent cette année, et pourrait faire des victimes collatérales. Le trio d'Eller ne sera pas le meilleur, ni le plus utilisé, soir après soir. Mais contrairement à l'an passé, il semble que l'utilisation des jeunes ne sera pas aussi plafonnée.

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