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Les États-Unis et Moscou reprendront les discussions après l'accord syrien

06/10/2013 10:02 EDT | Actualisé 06/12/2013 05:12 EST
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US President Barack Obama (R) meets his Russian counterpart Vladimir Putin (L) in Los Cabos, Mexico, on June 18, 2012, during the G20 leaders Summit. Obama met today Putin at a G20 summit to discuss differences over what to do about the bloody conflict in Syria. AFP PHOTO/ RIA-NOVOSTI POOL / ALEXEI NIKOLSKY (Photo credit should read ALEXEI NIKOLSKY/AFP/GettyImages)

BALI, Indonésie - Les États-Unis et la Russie ont entamé lundi leurs premières discussions de haute importance depuis la conclusion d'une entente visant à sécuriser et détruire les armes chimiques de la Syrie — et depuis le début d'un réchauffement présumé entre l'Iran et l'Occident.

Le secrétaire d'État américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rencontraient pour discuter de ces deux dossiers en marge d'un sommet économique sur l'île indonésienne de Bali.

Les deux hommes compareront leurs notes sur les progrès effectués depuis qu'ils ont négocié l'entente syrienne, le mois dernier, en plus de mettre à jour une entente sur les normes de sécurité nucléaire remontant à la Guerre froide.

De leur côté, des inspecteurs internationaux en désarmement ont amorcé lundi leurs travaux pour détruire les arsenaux chimiques syriens, estimés à 1000 tonnes. Les Nations unies leur ont imposé, le mois dernier, le mandat de réduire à zéro les capacités de production de telles armes par le gouvernement El-Assad, et ce d'ici le 1er novembre.

MM. Kerry et Lavrov discuteront également de l'Iran et de son programme nucléaire. Des responsables des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies — les États-Unis, la Chine, la Russie, la France et la Grande-Bretagne — et de l'Allemagne se réuniront avec des représentants iraniens à Genève, le 15 octobre, pour relancer les discussions sur le programme nucléaire de Téhéran.

La République islamique soutient que ses démarches ne sont que pacifiques, et affirme enrichir de l'uranium afin d'atteindre des niveaux de concentration servant à produire des isotopes médicaux et du combustible atomique.

Les puissances occidentales, dont les États-Unis, craignent que l'Iran ne tente de développer une bombe nucléaire, et lui ont imposé d'importantes sanctions économiques pour l'encourager à réduire son programme d'enrichissement.