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Les pourparlers vont pouvoir reprendre au Mali

06/10/2013 02:11 EDT | Actualisé 05/12/2013 05:12 EST

Les séparatistes touaregs du nord du Mali ont annoncé, samedi, leur retour à la table des négociations avec le gouvernement de Bamako.

Cette décision survient après la libération, la semaine dernière, de 23 rebelles par les autorités maliennes, conformément à un accord de cessez-le-feu conclu en juin à Ouagadougou.

Cet accord a permis la tenue d'une élection présidentielle en juillet et août au Mali après l'intervention militaire de la France, en janvier, contre les combattants islamistes qui menaçaient de fondre sur Bamako, après avoir supplanté leurs anciens alliés touaregs du nord du Mali.

« Nous annonçons la fin de la suspension de notre participation [aux négociations] », est-il écrit dans un communiqué signé par le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Haut Conseil de l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA).

Le vice-président du MNLA, Mahamadou Djeri Maïga, a cependant réclamé le report des élections législatives prévues le 24 novembre, en arguant qu'une grande partie de la population du nord du Mali avait été déplacée depuis le début de la dernière rébellion touarègue au cours de l'hiver 2011-2012.

Les mouvements séparatistes du nord du Mali ont rencontré, vendredi, le chef de la mission de paix de l'ONU, Bert Koenders. Dans le communiqué publié après cette rencontre, ils saluent les efforts du président Ibrahim Boubacar Keïta, élu en août, pour garantir la mise en œuvre de l'accord de Ouagadougou.

Reuters

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