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Impasse budgétaire aux États-Unis : « Arrêtez cette farce », dit Obama

05/10/2013 06:12 EDT | Actualisé 05/12/2013 05:12 EST

Barack Obama a haussé le ton samedi en s'adressant aux républicains qui bloquent l'adoption du budget provisoire au Congrès, paralysant pour la cinquième journée consécutive l'administration américaine.

Dans son allocution télévisée hebdomadaire, Barack Obama a réitéré qu'il ne céderait pas au chantage. « Je ne paierai pas de rançon » en échange de la remise en marche de l'administration. « Et je ne vais certainement pas payer une rançon en échange du relèvement du plafond de la dette », a-t-il insisté.

De son côté, le secrétaire d'État, John Kerry, qui remplace Barack Obama au sommet de l'APEC, parce que le président américain a été forcé d'annuler sa tournée en raison de la crise du budget, y est allé d'une mise en garde.

« Si cela venait à se prolonger, ou à se répéter, la population pourrait commencer à mettre en doute la volonté des États-Unis à maintenir le cap ainsi que son aptitude à le faire. Mais ce n'est pas le cas, et je ne pense pas que cela le sera », a déclaré John Kerry lors d'une conférence de presse avant l'ouverture, lundi, du sommet de l'APEC à Bali.

La Chambre des représentants et le Sénat doivent encore siéger samedi, pour tenter de dénouer l'impasse qui a envoyé 800 000 fonctionnaires américains en congé forcé, cette semaine.

Le désaccord demeure entier entre républicains et démocrates, qui doivent s'entendre sur un budget provisoire permettant à l'État fédéral de reprendre ses activités normales, en attendant le dépôt d'un budget complet pour l'exercice financier 2014, qui a débuté le 1er octobre.

« Les Américains ne veulent pas de paralysie de leur État fédéral, et moi non plus. Tout ce que nous demandons est de nous asseoir, d'avoir une discussion, de rouvrir l'État fédéral et d'introduire de l'équité pour les Américains dans la réforme de la santé », a lancé le président républicain de la Chambre, John Boehner, hier.

« Je serais heureux de négocier avec les républicains et M. Boehner, mais pas sous la menace », a rétorqué Barack Obama lors d'un bain de foule improvisé à Washington.

Des élus républicains ont en effet menacé de lier la question budgétaire à celle du relèvement du plafond légal de la dette. Les États-Unis doivent atteindre le plafond de leur dette, actuellement situé à 16 700 milliards de dollars, le 17 octobre, et le Congrès doit approuver un relèvement de ce plafond pour éviter un défaut de paiement aux conséquences potentiellement catastrophiques.

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